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JPO Pradel 2026 - Atelier 12 : Découvrez l'effet Albedo pour limiter le réchauffement climatique

Publié le par Pierre Mischler (Institut de l'Elevage)
Climat Multiperformance - Développement durable Systèmes fourragers Caprin
L’effet albédo des prairies limite le réchauffement climatique.

Les gaz à effet de serre (GES) émis dans l’atmosphère par les activités humaines, dont l’agriculture, favorisent l’effet de serre et le réchauffement de notre planète. En agriculture, les plantes peuvent contribuer à limiter ce réchauffement car elles émettent peu de GES et stockent du carbone dans le sol.

Un autre levier d’atténuation moins connu existe : l’effet albédo, qui est le pourcentage de lumière solaire réfléchie par une surface (0 à 100 %). Plus il augmente, plus il génère un effet refroidissant sur le climat. Par exemple, les prairies ont un albédo plus élevé que la plupart des surfaces agricoles et limitent ainsi l’énergie disponible dans l'atmosphère, susceptible d’être retenue par les GES pour faire chauffer la planète.

L’effet d’atténuation de prairies par effet albédo est comparable à leur capacité de stockage de carbone dans les sols agricoles. Convertir 1 ha de blé en 1 ha de prairie et la maintenir, réduit le bilan énergétique de -6.8 Watt/m² et revient en termes de bilan énergétique, à faire comme si l’on retirait 1.4 tonnes équivalent CO2/ha /an de l’atmosphère. Un accroissement d’albédo sur une part modeste de la surface agricole utile de chaque ferme d’élevage en France permettrait d’amplifier fortement l’albédo qui va avec. D’ailleurs toute couverture du sol par des végétaux, va dans le sens d’un effet refroidissant.

Les travaux de l’institut de l’élevage se focalisent désormais sur la mesure d’albédo d’autres surfaces destinées à l’alimentation des ruminants : la luzerne, le sorgho fourrager, des méteils, la féverole… Cela permettra de d’estimer l’effet refroidissant sur le climat de rotations incluant prairies, luzerne et autres plantes annuelles, grâce à un calculateur dédié (Sim’α) qui permettra d’estimer les changements d’albédo à l’échelle de l’assolement d’une exploitation et pourra à terme compléter l’outil Cap2er.