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Quelle production française de viande bovine à l'horizon 2020 ? (450-Octobre 2014)

Dossier prévisions

Publié le par Groupe Economie du Bétail GEB (Institut de l'Elevage)
Marchés Lait et viande Bovin viande
En 2015, la fin des quotas laitiers et la mise en œuvre concomitante de la réforme de la PAC vont transformer profondément l’élevage bovin français. La composition de la production française de viande bovine finie sera sensiblement modifiée à l’horizon 2020. Mais la production totale égalerait le bas niveau de 2013, d’après nos prévisions. Elle se situerait alors 8% sous celle de 2010.

Ces deux évènements influenceront non seulement l’évolution de la production laitière, mais aussi plus ou moins directement celle de viande bovine. Les exploitations laitières commercialisent encore plus de la moitié des gros bovins abattus en France : outre les vaches de réforme, 40% d’entre elles élèvent aussi des bœufs, des jeunes bovins ou des vaches allaitantes.

 

Les évolutions s’annoncent contrastées selon les bassins laitiers. Le Grand-Ouest exprime déjà un important potentiel qui entraînera un recul, plus ou moins prononcé selon les petites régions, de la mixité lait-viande.

 

Cette mixité résistera mieux dans l’Est où la part élevée des surfaces toujours en herbe est propice au maintien des bœufs ou des vaches allaitantes. En revanche, les tendances lourdes se prolongeront dans le Massif Central où la production laitière paraît peu dynamique. Ces évolutions, détaillées dans la seconde partie de ce Dossier Économie de l’Élevage, découlent d’ateliers de prospective qui ont réuni des éleveurs membres de Réseaux d’élevage ou du Contrôle laitier.

 

La croissance attendue de la production laitière française se fera essentiellement par la voie de l’intensification animale et fourragère. D’après nos prévisions, le cheptel national de vaches laitières progresserait très faiblement d’ici 2020. Certaines exploitations diversifiées remplaceront partiellement ou totalement des vaches allaitantes par des génisses laitières sur les surfaces en herbe, mais surtout réduiront voire arrêteront l’activité de jeunes bovins pour mobiliser davantage de surfaces fourragères. Les petits ateliers d’engraissement sont menacés dans les exploitations individuelles qui vont privilégier le lait, contrairement aux plus grands, le plus souvent au sein d’exploitations sociétaires.

 

Le cheptel allaitant devrait en revanche sensiblement reculer, non seulement dans les exploitations laitières mais aussi dans les exploitations allaitantes. Trois facteurs devraient contribuer à l’érosion de l’effectif national détenu par les exploitations allaitantes : les nouvelles règles d’attribution de la PMTVA défavorables aux très petits et aux très grands détenteurs, l’extensification rampante des plus grandes exploitations et l’érosion des débouchés de broutards à l’export.

 

La composition de la production française de viande bovine finie sera sensiblement modifiée à l’horizon 2020. Mais la production totale égalerait le bas niveau de 2013, d’après nos prévisions. Elle se situerait alors 8% sous celle de 2010.

Les chiffres concernant le coût de production ou le prix de revient contenus dans cette publication ne peuvent pas être considérés comme des indicateurs de référence pour la contractualisation calculés par IDELE dans le cadre prévu par la loi EGALIM 2. Pour en savoir plus consultez nos pages Indicateurs de référence pour la contractualisation.