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Développer l’autonomie fourragère et alimentaire en élevages

Démarche de conseil n° 1 élaborée dans le cadre du Casdar PraiCoS

Publié le par Jean-Christophe Moreau (Institut de l'Elevage), Le collectif du projet PraiCos
Alimentation - Abreuvement Systèmes fourragers Conseil en élevage Gestion du pâturage Travail Cultures fourragères Equipements d'élevage Bovin lait Ovin lait Bovin viande Caprin Equin Ovin viande
L’autonomie est le résultat de l’adéquation entre l’offre et la demande dans un contexte donné. L'autonomie alimentaire peut être définie comme la part des aliments produits sur l'exploitation par rapport à ceux consommés par le(s) troupeau(x). Elle peut se calculer sur la ration totale ou bien sur les seules fractions "fourrages" et "concentrés" de la ration. Elle peut aussi être approchée en considérant soit la matière sèche (MS) des aliments ou de la ration totale, soit leur valeur énergétique (exprimée en UFL) ou valeur azotée (en MAT). La consommation des aliments peut être estimée à partir des besoins des animaux. Il est souvent plus précis d'estimer les ingestions totales à partir des besoins que de mesurer la production réelle des exploitations en fourrages, et d’affecter à cette production des coefficients de pertes. En effet, si les fourrages stockés sont bien connus en quantité et en qualité, l'évaluation de la production des surfaces pâturées est beaucoup plus difficile à faire. Dans la démarche de conseil proposée par le collectif du projet PraiCoS l’autonomie est appréciée prioritairement sur les fourrages (MS) : ceux dont les animaux ont besoin, ceux produits par l’exploitation et ceux que pourrait produire l’exploitation si les pratiques étaient optimisées. Nous nous intéresserons aussi à la MAT : celle dont les animaux ont besoin et celle importée dans le système d’élevage.

La démarche de conseil proposée dans cette brochure, consacrée à la reconquête de l’autonomie, comporte trois étapes :

  • la première étape de la démarche proposée consiste à positionner l’exploitation par rapport à sa marge de progrès au niveau du chargement de la SFP, puis par rapport à son niveau d’autonomie fourragère : on peut ainsi rapprocher l’exploitation de l’une des quatre situations suivantes : les autonomes sans marges de progrès, les autonomes avec une marge de progrès, les exploitations non autonomes mais avec une marge de progrès, et les non autonomes sans marges de progrès sur le chargement


  • la deuxième étape est celle de l’exploration des leviers d’amélioration : chacune des situations relève d’une investigation spécifique, qui est précisée, et d’une gamme de leviers d’amélioration adaptés. Des tableaux référencent les leviers et proposent pour chacun une expertise de son intérêt au plan des conséquences espérées pour l’autonomie fourragère et protéique, et par rapport à ce qu’on peut en attendre a priori au plan économique et au plan de l’incidence sur le travail


  • la troisième étape consiste à établir le calendrier des actions qui pourraient être mises en œuvre (y compris le renvoi sur l’une des autres démarches-types de conseil), et à rédiger le compte-rendu.
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