Statistiques des inséminations sur femelles laitières, campagne 2025
Bilan des inséminations animales bovines en 2025
Retrouvez l'intégralité des observations dans le document à télécharger en bas de page
Notre étude analyse l'activité des inséminations premières (IAP) et nous permet de mettre en évidence les choix génétiques réalisés en première intention par les éleveurs lors de la mise à la reproduction de leurs femelles sur la campagne d'inséminations d'octobre 2024 à septembre 2025, à partir de l'extraction des données du Système d'Information Génétique (SIG) bovin du 15 janvier 2026.
Volume des inséminations sur femelles laitières
Sur cette campagne on comptabilise 6 454 220 inséminations totales (+0,1% / 2024) dont 2 939 000 inséminations premières (-0,5% / 2024) sur femelles laitières.
La grande majorité des inséminations (89%) concerne les femelles laitières, c'est le mode de reproduction privilégié dans cette filière.
Parmi les inséminations sur femelles laitières, le choix majeur est une IA en race pure. Si la grande majorité (89%) des génisses laitières sont inséminées en première intention en race pure, presqu'1/3 des vaches laitières (31%) sont inséminées avec un taureau d'une autre race (laitière ou allaitante).
Le nombre de génisses mises à la reproduction continue à régresser (-17 500) tandis que le nombre de vaches se stabilise (-1 500). Les IA premières croisées lait et viande se maintiennent.
Evolution des inséminations sur femelles laitières
Depuis 5 ans, par rapport à la campagne 2020-2021, le nombre d'IAP a diminué de 6,5%, soit - 144 203 IAP. On observe une préférence grandissante des IA en croisement viande dès la première insémination chez les femelles laitières.
Sur les dernières campagnes, presque 1 IAP sur 5 est réalisée avec un taureau de race à viande sur une femelle laitière.
Pour les IAT, c'est une baisse de -3,3% ce qui correspond à -113 426 IAT en 5 ans.
Cette tendance tend à se ralentir sur les dernières campagnes, cela fait deux années de suite qu'on enregistre même une légère hausse du volume d’IAT.
Le volume d’IAP ayant continué à baisser, cette légère hausse induit que des échecs et donc des retours d’IA ont dû être plus nombreux cette année. Sur les dernières campagnes, plus d'un 1/4 des inséminations sur femelles laitières sont réalisées en croisement viande.
Représentation spatiale des IAP sur femelles laitières en France
L’évolution nationale du nombre d’IAP depuis 5 ans est une baisse de -6,5%. On retrouve en moyenne ce niveau de baisse dans les grands bassins laitiers. Certains départements ont vu leur nombre d’IA premières légèrement augmenter par rapport à la campagne précédente comme dans la Manche, le Calvados, le Pas de Calais, le Nord, les Ardennes ou encore le Doubs et la Savoie. Les zones de faible densité d’élevages présentent des baisses du volume d’inséminations plus fortes (jusqu’à -37%).
L’analyse des données issues de l’observatoire de la reproduction des bovins en France REPROSCOPE permet de mettre en lumière l’évolution depuis 5 ans de la part de vêlages issus d’inséminations au sein des troupeaux laitiers français. Les données présentées sont issues des résultats de la campagne de vêlages juillet 2023-juin 2024.
Au sein des troupeaux laitiers français en 2023-2024 en moyenne 79% des vaches qui vêlent donnent naissance à un veau issu d’une insémination animale.
On peut observer une part de vêlages issus d’IA en légère baisse dans le Grand-Ouest mais une hausse notable sur les départements du Nord et du Grand-Est depuis 5 ans. Les baisses les plus fortes du recours à l’IA sont localisées dans les départements où son utilisation ne semble pas être le mode de reproduction privilégié (influence des bassins de production de viande) et où la densité d’élevages laitiers est plus faible.
Type d'insémination par race de femelles

A l'échelle nationale, toutes races confondues, 74% des IAP sur femelles laitières ont été réalisées en race pure. Certaines races sont plus utilisatrices de croisement viande comme l'Abondance (25%) ou la Montbéliarde (29%).
Les IAP des grandes races laitières, Prim'holstein et Normande, présentent des taux d'utilisation en race pure élevés, surpassant les 80%.
Les tendances observées à échelle dix ans sont sensiblement identiques sur les trois dernières années : les grandes races continuent de voir baisser progressivement leurs nombres d'IAP. Les Brune et Simmental sont stables, et les Jersiaise et croisées augementent leur nombre d'IAP année après année.
Evolution de la saisonnalité des inséminations premières
Suivre le nombre d’IAP mises en place par mois est un bon moyen de repérer le volume de femelles mises à la reproduction en bovin laitier mais aussi la dynamique des naissances à venir (+ 80% de la reproduction assurée par l’IA). Le suivi de cet indicateur permet de mettre en évidence les fluctuations au cours du temps ainsi que les influences d’un mois sur l’autre.
On constate une baisse importante en novembre 2024 puisqu'on est en dessous de l'année la plus basse qui était novembre 2022. A noter que l'on a des évolutions positives en août, où l'on revient à des niveaux comparables à 2022 et 2023 après une forte baisse en 2024, et en septembre 2025.
Résultats des taux de non-retour 18-90j des IAP
Les résultats de taux de non-retour présentés dans cette partie ne concernent que les inséminations premières en semence conventionnelle. Le taux de non-retour 18-90j est un indicateur qui permet de voir si les inséminations premières ont été suivies ou non d'un vêlage, dans l'intervalle de 18j à 90j suivant cette IAP. Cet indicateur ne prend donc pas en compte si les retours ont été effectués par un taureau de monte naturelle. Il surestime le taux de conception que l'on pourrait mesurer, mais il reste un bon indicateur.

A partir des tableaux et graphiques précédents, il est aisé de constater que toutes les races ne présentent pas des taux équivalents de TNR18-90j. De plus, il existe aussi une disparité entre les résultats sur génisses ou sur vaches : les vaches présentent des résultats plus faibles.
Selon la période où l'IAP a été mise en place au cours de la campagne, on constate aussi des résultats de TNR18-90j variés. A partir des moyennes observées sur les 9 dernières années, il est possible de positionner les résultats de cette dernière campagne 2025.
Après deux années de baisse de la fertilité chez les femelles laitières, il semble que la tendance est à un rétablissement puisqu’on est proche de la moyenne sur 10 ans.
D’octobre 2024 à mai 2025, les TNR 18-90 sont inférieurs à la moyenne sur 10 ans, ils subissent une forte baisse en juin et juillet, puis le niveau revient proche de la moyenne.

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