Dossier annuel Ovins, Année 2025 - Perspectives 2026
En 2025, la fièvre catarrhale ovine (FCO) a marqué la filière ovine française, malgré une baisse des élevages touchés. Les abattages ont chuté et le marché a souvent été très déséquilibré (afflux d’agneaux en été, faible demande et notamment pour l’Aïd, décalage des sorties à l’automne). Les prix historiquement élevés atteints au 1er semestre 2025 ont freiné la consommation qui, associée à une offre excédentaire au 2nd semestre, a fait baisser les cours.
À l’échelle des exploitations, la conjoncture 2025 a globalement été favorable aux exploitations ovines :
hausse du prix des agneaux (malgré un recul en fin d’année), du prix lait de brebis et des volumes livrés, avec des charges en légère baisse. Les conditions météo ont moins pénalisé cultures et fourrages. Cependant la production d’agneaux a reculé dans les zones touchées par la FCO en 2024. Les revenus ont progressé dans tous les systèmes, mais de manière inégale et les élevages les plus efficients sont ceux ayant le plus bénéficié de cette embellie.
En Europe, la production a reculé (notamment en Espagne, Irlande et France), en raison d’un déclin structurel (difficultés de transmission des élevages) et de défis sanitaires et climatiques. Avec une hausse des exportations de l’UE-27 (une première depuis le Brexit), le disponible en viande a diminué pour la 3ème année consécutive, tirant les prix vers le haut. Au Royaume-Uni, les hausses de production et d’importation ont libéré des volumes à l’export.
À l’échelle mondiale, la production a baissé en Chine, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Face au manque d’offre, les prix ont bondi chez les pays exportateurs d’Océanie. Les nouveaux droits de douanes étatsuniens ont freiné les envois vers l’Amérique du Nord. En 2026, la tendance devrait se poursuivre, et l’organisation des flux mondiaux dépendra notamment des importations chinoises en viande ovine et moyen-orientales en ovins vivants.