Stress thermique et reproduction caprine
La température corporelle augmente, ainsi que la fréquence respiratoire et la consommation d’eau, l'ingestion baisse et ils passent plus de temps couché : cela impacte la reproduction.
Le stress thermique entraine une baisse de fertilité chez les mâles et les femelles en lien avec des effets physiologiques sur les hormones et la production de gamètes mais aussi des effets sur le comportement sexuel.
La compétition autour des abreuvoirs, une baisse de motivation au moment des repas, un halètement prononcé, des signes de déshydratation doivent alerter l’éleveur sur l’inconfort ressenti par les animaux. En plus des aménagements à prévoir sur les bâtiments, des stratégies d’adaptation peuvent être mises en œuvre pour limiter l’inconfort des animaux et l’impact sur la production. La conduite de l’alimentation peut être ajustée (horaires, répartition, part de concentrés…) et l’accès à l’eau surveillé de près car la consommation augmente très fortement avec la température.
Pour la reproduction, certaines conduites sont un peu plus à risque (mises-bas de fin d’été, reproductions début aout), mais peuvent être ajustées tout en adaptant les chantiers :
- horaires et organisation des chantiers d'inséminations pour éviter les heures les plus chaudes,
- durée de présence et ratio de boucs pour sécuriser,
- des échographies précoces permettent d’adapter la gestion des lots si nécessaire.
Les changements de conduite peuvent permettre de s’adapter à court terme mais la prévention passe, elle, par des aménagements plus importants / structurants par l’adaptation de la période de reproduction ou l’aménagement des bâtiments.
Pour en savoir +, voir le site du GRC – Groupe Reproduction Caprin