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Le point sur l'IPE en 2016

Les éleveurs IPE assurent 8 % des IA

Publié le par Pascale Le Mezec (Institut de l'Elevage)
Choix des reproducteurs Reproduction Bovin lait Bovin viande
L’insémination par l’éleveur au sein de son troupeau est une pratique en développement, surtout dans les grands troupeaux laitiers. Mais 28% des enregistrements se font encore hors délai réglementaire.

Une plaquette à destination des éleveurs et des techniciens, pour bien connaître le cadre de la pratique de l'insémination par l'éleveur au sein de son troupeau, est proposée par l'APCA et l'Institut de l'Elevage. Elle est téléchargeable ici.

 

Plus de 4 300 éleveurs IPE inséminent 325 000 vaches et génisses

 

Près de 5 000 éleveurs inséminateurs (IPE) sont réglementairement déclarés en 2016 dans le système national d’information génétique, et parmi eux, 4 430 enregistrent de inséminations (IA) bovines.

Ils sont répartis surtout dans régions d'élevage laitier.

 

Le nombre total d’IA déclarées par ces éleveurs via les EdE (au 15/04/2017) est 575 224 dont 325 384 IA premières (IAP).

L’évolution de l’activité est croissante : +12%/2015. L’activité IPE augmente de 50 000 à 80 000 IA par an depuis 2008.

 

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En France 8% des IA sont réalisées par des IPE

 

 

 

 

Sur 7 068 224 IA totales, environ 5,1 millions sont réalisées par des taureaux de races laitières et 1,9 million par des taureaux de races allaitantes, soit un rapport de 73%/27% qui évolue vers plus d'IA de taureaux de races bouchères.

Les éleveurs IPE opèrent un peu plus largement avec des taureaux de races laitières : le rapport est pour eux de 77%/23%.

 

Les éleveurs inséminant dans leur troupeau signalent 25 000 IAP sexées, soit 7,9% de leur activité enregistrée, contre 11,4% pour l'ensemble des opérateurs en France, en légère diminution.

Les taux de non retour 18-90j observés par type de femelle (génisse/vache, laitière/allaitante) donnent des résultats en apparence meilleurs pour les éleveurs IPE par rapports aux résultats des EMP « historiques », surtout en races allaitantes. La comparaison, qui porte sur des nombres d’IA et des voies d’enregistrement différents n’est pas complètement pertinente, car des questions subsistent : quelle proportion de retours sont assurés par des taureaux de monte naturelle, quelle est l’exhaustivité de la déclaration des IA, les enregistrements parviennent-ils dans des délais acceptables ?

 

Les éleveurs IPE opèrent plus souvent dans les grands troupeaux 

 

  • dans 14 % des élevages de plus de 100 IAP, la reproduction en IA est assurée partiellement ou totalement par des éleveurs IPE;
 
  • leur activité concerne 17% des femelles inséminées dans les élevages de plus de 100 IA premières, et seulement 6% de l'ensemble des femelles des troupeaux de moins de 100 IAP.
 

 

 

28% des IA par l'éleveur sont enregistrées hors délai réglementaire

 

Les éleveurs inséminant au sein de leur troupeau sont tenus par la réglementation de déclarer leurs IA dans un délai de un mois auprès de l’EdE de leur zone, et les EMP ont deux semaines pour déclarer les inséminations réalisées en monte publique.

72% des IA IPE sont effectivement déclarées dans le délai réglementaire, mais pour obtenir l’enregistrement de 90% des IA IPE, il faut compter un temps de 62 jours. Même si le délai moyen d’enregistrement des IA est en deçà du temps réglementaire, des marges de progrès existent encore.

Les EMP dites historiques enregistrent plus de 98% des IA dans le délai réglementaire de deux semaines.

Pour les IA enregistrées plus de trois mois après leur réalisation, il y a doute sur la qualité de l’information et sa traçabilité.

Une insémination enregistrée au-delà du délai réglementaire ne permet pas de certifier directement la parenté paternelle d’un veau éventuellement issu de cette IA. Dans ce cas, si l’éleveur naisseur souhaite disposer d’une parenté certifiée, il doit demander à l’EdE une vérification de compatibilité génétique.