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Le point sur l'IPE en 2015

Le point sur l'IPE en 2015 L'insémination par l'éleveur (IPE) gagne du terrain

Publié le par Pascale Le Mezec (Institut de l'Elevage)
Reproduction Bovin lait Bovin viande
L’insémination par l’éleveur au sein de son troupeau est une pratique en développement et concerne 4 152 éleveurs, 515 000 IA, 18% de plus qu’en 2014. Mais comme l'année précédente, 29% des enregistrements se font hors délai réglementaire.

 

Plus de 4 100 éleveurs réalisent 515 000 IA dans leurs troupeaux

 

Près de 4 900 éleveurs inséminateurs (IPE) sont réglementairement déclarés en 2015 dans le système national d’information génétique, et parmi eux, 4 129 déclarent de inséminations (IA) bovines. Ils sont répartis dans les régions d'élevages, mais leur densité n'est pas homogène selon les territoires.

 

 

 

Le nombre total d’IA déclarées par ces éleveurs via les EdE (au 15/10/2015) est 514 950 dont 290 169 IA premières (IAP). L’évolution de l’activité est croissante : +18%/2014. L’activité IPE augmente de 50 000 à 80 000 IA par an depuis 2008. La part des IA réalisées et déclarées par les éleveurs (IPE) dans les IA totales 2015 est maintenant 7,1%.

 

En France 7% des IA sont réalisées par des IPE

 

 

 

Sur 7 280 118 IA totales, environ 5,5 millions sont réalisées par des taureaux de races laitières et 1,8 million par des taureaux de races allaitantes, soit un rapport de 75%/25%.

Les éleveurs IPE opèrent plus largement avec des taureaux de races laitières : le rapport est pour eux de 82%/18%.

Les éleveurs inséminant dans leur troupeau signalent 23 000 IAP sexées, soit 8,3% de leur activité enregistrée, contre 12,2% pour l'ensemble des opérateurs en France. Leurs IA sont prises en compte dans l'analyse de l'activité insémination et semence sexée et dans l'évaluation génétique de la fertilité.

Les taux de non retour 18-90j observés par type de femelle (génisse/vache, laitière/allaitante) donnent des résultats en apparence meilleurs pour les éleveurs IPE par rapports aux résultats des EMP « historiques », surtout en races allaitantes. La comparaison, qui porte sur des nombres d’IA et des voies d’enregistrement différents n’est pas complètement pertinente, car des questions subsistent : quelle proportion de retours sont assurés par des taureaux de monte naturelle, quelle est l’exhaustivité de la déclaration des IA, les enregistrements parviennent-ils dans des délais acceptables ?

 

 29% des IA par l'éleveur sont enregistrées hors délai réglementaire

 

Les éleveurs inséminant au sein de leur troupeau sont tenus par la réglementation de déclarer leurs IA dans un délai de un mois auprès de l’EdE de leur zone, et les EMP ont deux semaines pour déclarer les inséminations réalisées en monte publique.

71% des IA IPE sont effectivement déclarées dans le délai réglementaire, mais pour obtenir l’enregistrement de 90% des IA IPE, il faut compter un temps de 63 jours. Même si le délai moyen d’enregistrement des IA est en deçà du temps réglementaire, des marges de progrès existent encore.

Les EMP dites historiques enregistrent près de 98% des IA dans le délai réglementaire de deux semaines.

 
 
Pour les IA enregistrées plus de trois mois après leur réalisation, il y a doute sur la qualité de l’information et sa traçabilité.

Depuis le 1er octobre 2013, les IA enregistrées au-delà de 120 jours après l’acte d’IA ne sont plus reconnues.

Elles sont enregistrées dans le SIG dans une table spécifique. Une insémination enregistrée au-delà du délai de 120 jours ne permet pas de certifier directement la parenté paternelle d’un veau éventuellement issu de cette IA. Dans ce cas, si l’éleveur naisseur souhaite disposer d’une parenté certifiée, il doit demander à l’EdE une vérification de compatibilité génétique.

Moins de 3 000 IA réalisées par les éleveurs inséminateurs en 2015 sont concernées, parce que déclarées après 120 jours, soit 0,6% de l’activité IPE. Ceci traduit une amélioration dans les délais d'enregistrement des IA par les IPE.