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IBL 2012-8 Définition seuil d'utilisation des données françaises pour l’évaluation génomique des taureaux étrangers

Publié le par Sébastien Fritz (Allice), Amandine Launay (Institut de l'Elevage)
Génomique Evaluations et index Bovin lait
A partir de juin 2012, les DYD (Daughter Yield Deviation) françaises des taureaux étrangers ne pourront être utilisées en indexation génomique Holstein, en lieu et place des index Interbull déregressés, que pour les taureaux disposant d’au moins 600 filles françaises contrôlées.

Les indexations génomiques françaises utilisent comme performances des informations en provenance des indexations polygéniques françaises et internationales. L’information française d’un taureau correspond à sa DYD pour un caractère donné, c'est-à-dire la moyenne des performances des filles corrigées des effets fixes du modèle et du niveau génétique des mères. En l’absence d’information française, il est possible d’utiliser l’information internationale exprimée en unité française, à savoir un index Interbull dérégressé. L’index dérégressé est assez proche de la DYD mais ne corrige pas pour le niveau génétique des mères. Pour les taureaux étrangers disposant de génotypages en France, il est souhaitable d’utiliser dès que possible les DYD françaises et les poids calculés en France pour avoir un système d’équations à résoudre plus propres et pour bénéficier d’informations sur tous les caractères évalués en France. C’est pourquoi, il est nécessaire de définir un seuil à partir duquel il est possible d’utiliser les DYD françaises en lieu et place des index Interbull dérégressés. Depuis 2009, le seuil utilisé est de 150 filles françaises en production laitière. Des exemples récents (PLANET) semblent indiquer que ce seuil n’est pas suffisamment élevé : des écarts importants existent encore pour certains taureaux entre les deux sources d’informations. A partir de juin 2012, il est proposé d’augmenter ce seuil à 600 filles françaises contrôlées.

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