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[Valcabri] Quelles sont les motivations des éleveurs engraissant leurs chevreaux ?

Résultats des enquêtes qualitatives en élevage réalisées dans le cadre du projet ValCabri

Publié le par Nicole Bossis (Institut de l'Elevage), Laurence Tiphine (Institut de l'Elevage)
Caprin
Menées auprès de 60 éleveurs en 2019, ces enquêtes avaient pour objectif de mieux cerner le profil des éleveurs ayant choisi d’engraisser des chevreaux à la ferme, ainsi que leurs pratiques.

Des motivations communes à tous les élevages

  • Pour mieux valoriser le produit : les éleveurs estiment qu’ils ne vendent pas assez cher le chevreau de 8 jours, chevreau auquel ils ont déjà consacré du temps, en particulier pour l’apprentissage de la tétée ;
  • Pour ne plus considérer la viande comme un sous-produit ;
  • Par  tradition : la pratique de l’engraissement a toujours existé chez certains  et s’est maintenue lors du changement de générations.

 

Des motivations spécifiques aux fromagers fermiers

  • Pour diversifier la gamme : « répondre à la demande des clients » ;
  • C’est un moyen de reporter le lait au pic de production : « le chevreau, c’est de la tomme sur pied... » ;
  • Par obligation pour les fromagers fermiers situés dans des secteurs où il n’y a pas de ramassage de chevreaux de 8 jours.

 

Des motivations spécifiques aux livreurs

 C’est un moyen de valoriser le lait non commercialisable pendant les premiers jours de lactation ;

  • Pour atteindre un effectif suffisant pour faire fonctionner la louve ;  pour amortir le bâtiment « chevrettes » ;
  • Pour valoriser des atouts : disponibilités en bâtiment, en main d’œuvre, proximité de l’abattoir etc.