Mai 2026 : Une pousse de l’herbe en dents de scie
Note agro-climatique et prairies - Numéro 3
Dans un premier temps, les prairies ont bénéficié de cette hausse des températures, qui a stimulé la pousse et accéléré l’accumulation des sommes de températures, entraînant des épiaisons précoces. Les conditions étaient alors favorables aux chantiers de récolte, notamment pour les ensilages et enrubannages, et certains éleveurs ont même pu réaliser des foins précoces dès la fin avril. Toutefois, le manque d’eau a ensuite freiné la dynamique de croissance.
Le retour des pluies en mai aurait pu permettre d’atteindre le pic de pousse printanier tant attendu, mais les températures fraîches associées ont limité toute reprise significative de la végétation. La gestion du pâturage reste donc complexe : les éleveurs ayant mis à l’herbe tôt continuent de courir derrière l’herbe, tandis que d’autres doivent gérer des refus liés à des prairies déjà épiées. Pour autant, la situation n’est pas jugée préoccupante.
Les cumuls de pluie importants en mai, associés à une remontée des températures en fin de mois, devraient permettre de relancer nettement la pousse de l’herbe. L'arrivée de conditions chaudes et sèches devrait être favorable aux récoltes, y compris en foin.
Concernant les cultures de printemps, les maïs ont globalement tous été semés en avril, excepté en zone de montagne, et ont bénéficié des pluies de mai, sécurisant leur implantation. Les sols désormais bien réhumidifiés devraient permettre de couvrir les besoins hydriques des cultures jusqu’à fin juin.