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Avril 2026 : La météo et la pousse de l’herbe font le yoyo

Note agro-climatique et prairies - Numéro 2

Publié le par Soline Schetelat (Institut de l'Elevage), Aurélie Madrid (Institut de l'Elevage), Marianne D'Azemar (Institut de l'Elevage), Charlotte Dehays (Institut de l'Elevage), Emeline Rebert (Institut de l'Elevage), Benoît Delmas (Institut de l'Elevage), Elise Cazeaux (Chambre Régionale d'Agriculture Nouvelle-Aquitaine), Silvère Gelineau (ARVALIS-Institut du Végétal)
Cultures fourragères Gestion du pâturage Systèmes fourragers
Le mois de mars a commencé par une grande douceur, tandis que les dernières semaines ont été marquées par le retour de températures plus fraîches et de gelées matinales. Ces fluctuations de température ne sont pas inhabituelles, mais ont provoqué un démarrage de la végétation plutôt précoce par rapport aux dernières années, puis un coup d’arrêt de la pousse. Côté précipitations, mars a globalement offert une accalmie sur la majeure partie du territoire, à l’exception du pourtour méditerranéen, permettant un ressuyage progressif des sols.

Depuis fin mars, les conditions météorologiques — avec des journées ensoleillées et chaudes mais des nuits froides, associées à un vent desséchant de nord et d’est — ont freiné la pousse de l’herbe, qui peine à réellement repartir sur une grande partie du territoire. Les mises à l’herbe ont été retardées par le manque de portance en début de saison, mais sont maintenant quasiment généralisées. Le déprimage se termine et les éleveurs entament leur premier tour de pâturage, avec des différences de hauteur d’herbe marquées en fonction des secteurs et de la conduite des parcelles. Les éleveurs qui ont valorisé les parcelles cet automne, cet hiver et même précocement en début de printemps commencent à manquer d’herbe, faute de pousse suffisante. Les fauches, quant à elles, ont débuté mi-mars avant de battre leur plein en avril. Elles ont été réalisées dans de très bonnes conditions, associant après-midis chaudes et ensoleillées et vents de nord et d’est. Les volumes récoltés sont conformes pour des fauches précoces et la qualité devrait être très bonne, avec une forte teneur en sucres. La préparation des terrains et les semis de maïs commencent doucement et devraient s’accélérer à la faveur d’une belle semaine ensoleillée à venir.

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