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Fiche 11 : Raisonner l'usage des produits phytosanitaires

Publié le par Noémie Bataille, Fabienne Launay (Institut de l'Elevage), Jean-Baptiste Dollé (Institut de l'Elevage), Jennifer Huet (CNIEL), Alice Lemaire (INTERBEV), Gilles Martel (INRAE-UR SAD-Paysage), Caroline Tostain (Chambre d'Agriculture de Normandie), Lola Serée (Chambre d'agriculture des Pays de la Loire), Ambroise Becot (Chambre d'agriculture des Pays de la Loire), Jean-Marc Contet (C.A. Ain (01)), Théophile Brochu (C.A. Ain (01)), François Salmon (Fédération des Conservatoires d'Espaces Naturels), Chloé Malik (Fédération des Conservatoires d'Espaces Naturels), Karine Princé (Museum national d'histoire naturelle)
Biodiversité et paysage Multiperformance - Développement durable Bovin lait Bovin viande
Dans le cadre du programme Bovi’Biodiv, la fiche levier 11 "Raisonner l’usage des produits phytosanitaires" vous accompagne pour repenser votre stratégie de protection des cultures en adoptant une démarche de gestion intégrée (IPM). L’objectif est de limiter l’usage des intrants chimiques en misant sur la prévention, l’observation et le ciblage précis des interventions, tout en préservant la biodiversité, la qualité des sols et de l’eau, et la santé humaine. Que vous cultiviez des céréales, du maïs ou des prairies, cette fiche vous propose des solutions pratiques pour réduire les traitements inutiles, optimiser leur efficacité et valoriser vos efforts via des dispositifs agroenvironnementaux. Découvrez comment concilier productivité, résilience et respect de l’environnement grâce à une approche raisonnée et progressive.

Cette fiche explique comment réduire l’usage des produits phytosanitaires en adoptant une gestion intégrée des bioagresseurs (IPM). En combinant diversification des cultures, aménagement des paysages agricoles (haies, bandes enherbées) et favorisation des auxiliaires naturels, vous créez un écosystème plus résilient où les interventions chimiques ne deviennent nécessaires qu’en dernier recours.

Elle détaille les points clés à considérer : diagnostic des parcelles et des pratiques, mise en place de leviers préventifs (rotations variées, variétés résistantes, couverture des sols), observation régulière (seuils d’intervention, outils d’aide à la décision), et adaptation des interventions (doses réduites, molécules moins impactantes).

Une méthode progressive est proposée pour agir : évaluation de l’Indice de Fréquence de Traitement (IFT), identification des cultures les plus traitées, et mise en œuvre d’un plan de protection intégré. La fiche aborde également les aspects économiques (réduction des coûts, valorisation via les MAEC) et organisationnels, ainsi que les co-bénéfices (qualité de l’eau, biodiversité des sols, santé des agriculteurs) et les partenaires à mobiliser pour un accompagnement technique ou financier.