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Variations circadiennes des concentrations cellulaires

Publié le par Renée de Crémoux (Institut de l'Elevage)
Santé Traite Caprin
Il existe des variations du nombre de cellules présentes dans le lait au cours d'une même journée (entre la traite du matin et celle du soir). On parle de variations "circadiennes".

On observe généralement des teneurs en cellules plus élevées le soir que le matin en particulier lorsque les écarts d’horaires de traite matin-soir sont faibles.

Ces différences matin-soir sont observées qu'il s'agisse des laits individuels ou des laits de tank.

Quel ordre de grandeur retenir ?

- une étude conduite par l'Anses de Niort a permis d'analyser les résultats de 15 troupeaux du département de Vendée adhérents au Contrôle Laitier.

Des concentrations cellulaires individuelles ont été établies sur les laits du soir et du lendemain matin, la production de lait de chaque chèvre étant à chaque fois enregistrée. Simultanément, des échantillons de laits de tanks ont été recueillis à l’issue de chaque traite soit : une analyse sur le lait de la traite du soir et une autre sur le lait de mélange des traites matin et soir.

Différentes moyennes ont été calculées à partir des résultats individuels : moyennes arithmétiques, géométriques ou pondérées par les litrages.

Sur les 15 troupeaux, on a observé des concentrations cellulaires de laits de tank supérieures en moyenne de 260 000 cellules par ml le soir par rapport au matin (valeurs de la traite du matin recalculées à partir des résultats de mélange des deux traites et de ceux de la traite du soir). Il y a cependant de grandes variations d'un élevage à un autre comme le montre l'écart-type très important.

Si on s'intéresse aux résultats individuels, on constate que les tendances sont les mêmes, ceci quel que soit le mode de calcul choisi pour la moyenne (arithmétique / géométrique / pondérée).

 

 

 

- à la Station expérimentale du Pradel, une série d’observations menées sur le troupeau, a montré qu’avec 10 heures d’écart entre les traites du matin et du soir, et une répartition de la quantité de lait de 60% lors de la traite du matin et 40% pour la traite du soir, les concentrations cellulaires étaient pratiquement jusqu'à 2 fois plus importantes le soir que le matin.

En fin de lactation, il semblerait que les écarts soient moins importants.

Quelques éléments d'explication...

- il est probable que l’intervalle de traite intervienne dans ces variations.

- il existe sans doute aussi un effet "concentration", la production laitière étant le plus souvent inférieure le soir comparativement au matin.