Indicateurs de variabilité génétique - races ovines laitières - Edition 2016
Stabilisation voire amélioration des indicateurs par rapport à 2015
Publié le
par
Coralie Danchin-Burge (Institut de l'Elevage)
Peu de changements par rapport aux critères publiés en 2015.
La gestion de la variabilité génétique est pleinement prise en compte par les schémas de sélection en ovins lait. Les résultats sont cependant assez différents d'une race à l'autre pour plusieurs raisons :
- La taille de la population sélectionnée : les effectifs analysés de la Lacaune sont 7 fois plus importants que ceux de la Manech Tête Rousse, la plus grande des petites races locales.
- L'évolution démographique : en 10 ans, on constate un déclin démographique de la base de sélection dans toutes ces races, qui est le plus fort pour la Corse et la Manech Tête Noire.
- La connaissance des généalogies : on remonte 4 générations en moyenne pour une brebis Corse née entre 2011 et 2015 contre presque 12 générations pour une brebis Lacaune !
Les races Basco-Béarnaise et Manech Tête Noire ont des indicateurs équivalents à ceux de la Brune chez les bovins laitiers: ce sont des valeurs assez faibles mais qui restent correctes pour des races régionales à forte intensité de sélection.
Par ailleurs l'utilisation de l'IA en frais permet de maitriser les accouplements et de gérer la consanguinité proche (en remontant les généalogies sur 3 générations seulement), qui est considérée comme la plus "dangereuse". | ![]() |
