GPS et accéléromètres pour objectiver le pâturage des vaches laitières
Dans certaines filières laitières, notamment sous signe de qualité, les cahiers des charges imposent un nombre minimal de jours et d’heures de pâturage. Leur contrôle repose encore largement sur les déclarations des éleveurs. Or, la présence d’un animal à l’extérieur ne signifie pas nécessairement qu’il pâture.
Des travaux conduits dans cinq élevages de l’AOP Maroilles ont ainsi combiné les données d’un collier GPS enregistrant la position des animaux chaque seconde, un accéléromètre permettant d’identifier leur comportement et la cartographie des bâtiments et parcelles. Cette approche permet de distinguer le temps passé à l’intérieur, à l’extérieur, sur une surface pâturable et, surtout, le temps de pâturage réellement effectif.
Ces données très fines constituent aujourd’hui une référence pour déterminer le niveau d’information réellement nécessaire à une traçabilité fiable et compatible avec les contraintes de coût, d’autonomie et de transmission des données. À terme, elles pourraient également fournir de nouveaux services aux éleveurs : cartographie des zones réellement pâturées, suivi des rotations ou encore identification des zones sous-utilisées.