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État des lieux de l’autonomie alimentaire et protéique dans les ateliers d’élevage herbivores

Résultats INOSYS Réseaux d'élevage 2014 - 2018

Publié le par Jean Seegers (Institut de l'Elevage), Marion Kentzel (Institut de l'Elevage), Jocelyn Fagon (Institut de l'Elevage), Carole Jousseins (Institut de l'Elevage), Emmanuel Morin (Institut de l'Elevage), Laura Etienne (Institut de l'Elevage), Nicole Bossis (Institut de l'Elevage)
Alimentation - Abreuvement Démarches de différenciation Systèmes fourragers Gestion du pâturage Coûts de production Revenu des éleveurs Cultures fourragères Bovin lait Ovin lait Bovin viande Caprin Ovin viande
Une analyse rapide de la nouvelle série d'indicateurs d'autonomie alimentaire issus des fermes de référence INOSYS Réseaux d'élevage a permis de mettre à jour les repères actuellement disponibles en France sur l'autonomie alimentaire et protéique des systèmes d'élevage herbivores. Présentée dans le cadre des journées IRD d'Occitanie (Chambres d'agriculture / Institut de l’élevage), cette analyse révèle que lorsqu'on prend en compte l'herbe consommée au pâturage, les ateliers d'élevage herbivores français affichent un niveau d'autonomie alimentaire protéique moyen de 75%, bien supérieur à ce que la plupart des participants imaginaient ...

Cette analyse des données des fermes de référence INOSYS Réseaux d'élevage a été réalisée à l'échelle nationale, avec une lecture par filières et par bassins de production. Elle porte sur les résultats 2014-2018 de près de 1200 élevages bovins, ovins et caprins représentatifs de la façon dont fonctionnent les système d'élevage herbivores en France.

 

Les indicateurs d'autonomie alimentaire utilisés sont issus du nouveau module de calcul introduit en 2018 dans l'outil Diapason (logiciel utilisé pour le suivi des fermes de référence INOSYS Réseaux d'élevage) sur la base des acquis du programme Autosysel (2014-2017) mené avec le soutien financier de la Confédération Nationale de l'Elevage (CNE) et du Ministère de l'agriculture (CasDAR). Cette approche est basée sur l'estimation des quantités totales d'aliments ingérées par le troupeau à partir d'équations de prédiction spécifiques aux différentes catégories de cheptel présentes sur l'exploitation.

 

Les traitements réalisés restituent sous forme graphique la variabilité des niveaux d'autonomie massique (quantité de MS produite / quantité de MS consommée) et protéique (quantité de MAT produite / quantité de MAT consommée) observée en 2018 dans les ateliers bovins lait, bovins viande, ovins viande, ovins lait et caprins, avec différents niveaux de lecture (par types d'ateliers, par bassins, en bio, en AOP, ...).

 

Sur la période 2014-2018, on observe une grande stabilité dans la dispersion et les niveaux moyens d'autonomie alimentaire et protéique des ateliers présents en population constante, avec cependant une légère érosion de l'autonomie massique (- 1.5 points en moyenne nationale) comme de l'autonomie protéique (- 1 point).

 

L'autre fait marquant de cette analyse est qu'à un instant donné (ici l'année 2018) on n'observe pas de corrélation significative entre niveau d'autonomie alimentaire de l'atelier et coût de son système d'alimentation (aliments achetés, charges d'approvisionnement des surfaces, charges de mécanisation et coût du foncier) exprimé en € / unité de produit vendu. Cela doit nous inciter à nous méfier des idées reçues : vu à l'échelle nationale, autonomie ne rime pas forcément avec économie ...

 

Un nouvel exemple parmi d'autres du potentiel d'objectivation des connaissances que l'on peut tirer de la base de données des fermes de référence INOSYS Réseaux d'élevage alimentée chaque année par les conseillers des Chambre d'agriculture et d'autres organismes techniques avec l'appui de l'Institut de l’élevage ...

 

Télécharger la présentation

Voir ou revoir le webinaire de la journée IRD élevage Occitanie du 20 octobre 2020

 

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