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Les femmes en élevage équin

Les facteurs favorisant et freinant l’accès des femmes au métier de cheffe d’exploitation en élevage équin – Comparaison des secteurs des courses et du sport loisir

Publié le par Léa Vancoillie, James Hogge (Institut de l'Elevage), Elsa Delanoue (Institut de l'Elevage - IFIP - ITAVI)
Attractivité - Installation Travail Equin
Cette étude, commanditée par l’Institut Français du Cheval et de l’Équitation (IFCE), s’inscrit dans le cadre de la thèse de James HOGGE, doctorant en sociologie à l’Institut de l’élevage, consacrée à l’analyse de la place des femmes dans le secteur de l’élevage. Elle vise à répondre à deux objectifs. D’une part, il s’agit de satisfaire la demande de l’IFCE, qui cherche à identifier les facteurs expliquant la sous-représentation des femmes dans les secteurs des courses, ainsi que les conditions d’accès au métier de cheGe d’exploitation en élevage équin et les conditions de travail des éleveuses. D’autre part, cette étude contribue à une réflexion scientifique plus générale sur la place des femmes dans le monde de l’élevage.

En agriculture, un quart des chefs d’exploitation sont des femmes, mais cette moyenne masque d’importantes disparités selon les filières. L’élevage équin constitue un cas singulier : la parité y est presque atteinte, bien que des écarts persistent entre les secteurs du sport-loisir et des courses. Ce mémoire vise à comprendre les spécificités qui favorisent l’accès des femmes au métier de cheGe d’exploitation en élevage équin et à analyser les diGérences observées au sein de cette filière. L’étude repose sur une enquête qualitative menée auprès de cheGes d’exploitation en élevage équin, qui a conduit à une analyse thématique, pour dégager les principaux enjeux, et une analyse typologique, pour rendre compte de la diversité des profils rencontrés. Les résultats mettent en évidence deux types d’obstacles majeurs : physiques, liés aux contraintes du métier, et relationnels, liés à un environnement professionnel encore marqué par des stéréotypes de genre. Ils soulignent également trois spécificités expliquant l’attractivité de la filière pour les éleveuses : la démocratisation de l’équitation, le statut particulier du cheval, et la dimension de service associée aux activités équines. Cette recherche contribue à mieux comprendre les dynamiques de féminisation dans le monde agricole, en mettant en lumière les leviers d’action possibles pour favoriser l’installation et la reconnaissance des femmes dans l’élevage équin.