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Le point sur les éleveurs inséminateurs (IPE) en 2013

De plus en plus d'éleveurs autonomes pour réaliser leurs IA

Publié le par Pascale Le Mezec (Institut de l'Elevage)
Reproduction Choix des reproducteurs Bovin lait Bovin viande
L’insémination par l’éleveur au sein de son troupeau est une pratique en développement et concerne en 2013 3 200 éleveurs, 367 000 IA soit 22% de plus qu’en 2012. Mais le tiers des enregistrements se font hors délai réglementaire.

Plus de 3 200 éleveurs réalisent 367 000 IA dans leurs troupeaux

 

Près de 4 500 éleveurs inséminateurs (IPE) sont réglementairement déclarés en 2013 dans le système national d’information génétique, et parmi eux, 3 231 déclarent de inséminations (IA) bovines. Ils sont répartis dans les régions d'élevages, mais leur densité n'est pas homogène selon les territoires.

 

 

Le nombre total d’IA déclarées par ces éleveurs via les EdE (au 15/04/2014) est 366 945 dont 206 686 IA premières (IAP). L’évolution de l’activité est croissante : +22%/2012. L'activité IPE est multipliée par 3,3 depuis 2008. La part des IA réalisées et déclarées par les éleveurs (IPE) dans les IA totales 2013 est 5,2%.

Sur 7 193 076 totales, environ 5,6 millions sont réalisées par des taureaux de races laitières et 1,6 million par des taureaux de races allaitantes soit un rapport de 77%/23%.

Les éleveurs IPE  opèrent plus largement avec des taureaux de races laitières : le rapport est pour eux de 86%/14%.

Les taux de non retour 18-90j observés par type de femelle (génisse/vache, laitière/allaitante) donnent des résultats en apparence meilleurs pour les éleveurs IPE par rapports aux résultats des EMP « historiques », surtout en races allaitantes.

La comparaison, qui porte sur des nombres d’IA et des voies d’enregistrement différents n’est pas complètement pertinente, car des questions subsistent : quelle proportion de retours sont assurés par des taureaux de monte naturelle, quelle est l’exhaustivité de la déclaration des IA, les enregistrements parviennent-ils dans des délais acceptables ?

 

 

1/3 des IA par l’éleveur sont enregistrées hors délai réglementaire

 

Les éleveurs inséminant au sein de leur troupeau sont tenus de déclarer leurs IA dans un délai d’un mois auprès de l’EdE de leur zone, et les EMP ont deux semaines pour déclarer les inséminations réalisées en monte publique.

67% des IA IPE sont effectivement déclarées dans le délai réglementaire, mais pour obtenir l’enregistrement de 90% des IA IPE, il faut compter un temps de 76 jours. Même si le délai moyen d’enregistrement s’améliore d’année en année, des marges de progrès existent encore.

Les EMP dites historiques enregistrent près de 98% des IA dans le délai réglementaire de deux semaines.

Pour les IA enregistrées plus de trois mois après leur réalisation, il y a doute sur la qualité de l’information et sa traçabilité.

Depuis le 1er octobre 2013, les IA enregistrées au-delà de 120 jours après l’acte d’IA ne sont plus reconnues.

Elles sont enregistrées dans le SIG dans une table spécifique. Une insémination enregistrée au-delà du délai de 120 jours ne permet pas de certifier directement la parenté paternelle d’un veau éventuellement issu de cette IA. Dans ce cas, si l’éleveur naisseur souhaite disposer d’une parenté certifiée, il doit demander à l’EdE une vérification de compatibilité génétique.

Au moins 13 0000 IA réalisées par les éleveurs inséminateurs en 2013 sont concernées, parce que déclarées après 120 jours, soit 3,5% de l’activité IPE.