CAP'PRADEL Dossier et publications Détail article 

MaxForGoat

Publié le par Bertrand Bluet (Institut de l'Elevage)
Mieux valoriser les fourrages dans des systèmes alimentaires variés en adaptant leurs distributions

L’élevage caprin est soumis à de multiples contraintes : économiques, environnementales et sociétales. La conduite alimentaire du troupeau et son optimisation sont parmi les premiers leviers d’action dont disposent les éleveurs pour s’adapter.

Les chèvres sont réputées particulièrement exigeantes sur la qualité des fourrages, ce qui pousse les éleveurs à une attention particulière quant à leur production. Il apparaît également que la gestion de la distribution de l’alimentation a un impact fort sur l’ingestion et donc sur la valorisation des ressources fourragères. Or la maximisation de la valorisation des fourrages est un enjeu fort tant pour réduire les coûts alimentaires que pour améliorer l’autonomie, notamment protéique, des élevages.

D’autre part, les systèmes alimentaires caprins sont très diversifiés en France. Peu de repères existent dans chacun de ces systèmes pour les éleveurs caprins et leurs conseillers quant à l’impact réel des modalités de distribution sur la valorisation des fourrages, alors que les conséquences sur les résultats technico-économiques et sur la charge et l’organisation du travail peuvent être lourdes.

 

Le projet MaxForGoat, né de ce constat et de la réflexion du Groupe national d’Alimentation des Caprins (GAC), vise à combler ce manque de connaissances. C'est un projet porte par IDELE et INRAE financé par l'Institut Carnot France Future Elevage

Tout d’abord, le projet mobilisera des groupes de travail existants d’éleveurs et conseillers pour mesurer la diversité des pratiques de distribution, identifier les pratiques les plus courantes et les pratiques innovantes, orienter le projet et diffuser les résultats efficacement par la co-conception d’un outil d’aide à la décision.

Ensuite, au travers d’un nombre conséquent d’essais en fermes expérimentales, l’objectif est de mesurer l’impact du nombre quotidien de distributions de fourrages, de l’ordre de distribution (lorsque des fourrages différents sont apportés chaque jour) et de la proportion de refus sur l’ingestion, le comportement (accéléromètres et vidéos) et la production laitière des chèvres. 

Le projet démarre en janvier 2022 pour une durée de trois ans. Ses résultats seront publiés régulièrement sur cette page !

Pour toute information, contacter Bertrand Bluet

Partenaires