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Le diagnostic de troupeau, étape-clef de la maîtrise des mammites : Voies d’amélioration, apports des comptages cellulaires différenciés

Publié le par Dominique Bergonier (ENV Toulouse)
Les mammites revêtent toujours une importance de premier plan du fait de leur fréquence, des pertes et coûts engendrés, de la consommation d’antibiotiques associée...

En 2022, les mammites revêtent toujours une importance de premier plan du fait de leur fréquence, des pertes et coûts engendrés, de la consommation d’antibiotiques associée, etc.

Une progression techniquement à portée de main

Depuis plusieurs décennies, le bilan français en matière de prévalence clinique et subclinique reste moyen en comparaison avec d’autres pays européens. Si une progression est techniquement à portée de main, c’est surtout la question des moyens qui est posée dans le contexte actuel (économie laitière fluctuante, Ecoantibio, changement climatique,…).

En effet, le volet curatif, nécessaire à tout plan d’action, revêt actuellement un intérêt décroissant : insuffisant dans son principe, il est aujourd’hui d’une efficacité limitée dans ses modalités disponibles.

Au contraire, le volet préventif représente à la fois une nécessité sanitaire et un impératif économique : concentrant les innovations technologiques, son rapport coût/bénéfice passe d’intéressant à excellent lorsque les domaines de facteurs de risque visés recouvrent d’autres volets productifs ou sanitaires (logement, alimentation,…). La première condition nécessaire reste cependant son utilité directe pour une amélioration efficace de la maîtrise des mammites.

Deux grandes voies de progrès envisageables

Pour ce faire, deux grandes voies de progrès existent.

La première, prioritaire, consiste à se donner les moyens de proposer des mesures les plus adaptées possibles sur un plan étiologique (causes), et différenciées d’un élevage à l’autre. Des recommandations correspondant au plus près à chaque cas épidémiologique, et régulièrement évaluées, représentent un gage d’efficacité du plan d’action. Un diagnostic global de troupeau devrait ainsi être obtenu après mise en œuvre de trois étapes complémentaires :

  • description approfondie des données cellulaires et cliniques,
  • bactériologie ciblée (d’importance accrue aujourd’hui),
  • et analyse des facteurs de risque (prioritairement associés aux résultats des deux premières étapes).

Dans un second temps, une voie complémentaire de progrès correspond à l’utilisation de nouveaux outils validés. Actuellement, la majeure partie de ceux-ci relève également du diagnostic de troupeau :

  • tests pendant la traite,
  • nouvelles techniques bactériologiques,
  • ou analyses automatisées de laits individuels : spectres MIR, mesures robotisées,… et récemment comptages cellulaires différenciés.

L’utilisation des comptages cellulaires différenciés devrait d’abord reposer sur la bonne connaissance des limites de toute analyse cytologique de lait (conventionnelle ou différenciée), puis sur l’identification des progrès validés permis par les compteurs cellulaires à haut-débit.

Ces différents points sont développés dans le diaporama ci-dessous.

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