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Résultats des élevages ovins laitiers, Occitanie - Repères techniques et économiques 2020

Publié le par Emmanuel Morin (Institut de l'Elevage), Marine Cristol (C.A. Lozère (48)), Lauréline Drochon (Confédération Roquefort), Jean-Claude Mathieu (EDE Tarn (81)), Gilles Noubel (Unotec), Nathalie Rivemale (C.A. Lozère (48)), Jean-Christophe Vidal (C.A. Aveyron (12)), Catherine de Boissieu (Institut de l'Elevage)
Cette synthèse présente les résultats techniques et économiques des exploitations ovines laitières suivies au cours de la campagne 2020 au titre du dispositif INOSYS Réseaux d’élevage, du collectif BioRéférences et du programme Cap Protéines. La plupart de ces exploitations livrent leur lait dans le cadre de l'AOP Roquefort. À noter cette année une évolution notable de l'échantillon d'exploitations suivies : sur les 27 exploitations en production conventionnelle et les 15 exploitations en agriculture biologique, seulement 17 et 7 étaient suivies au cours de la campagne précédente.

Suite à un printemps 2019 marqué par un déficit pluviométrique et des gelées tardives, la campagne 2020 a démarré avec des stocks fourragers limités en quantité, mais de relativement bonne qualité. Si la collecte a progressé au cours des premiers mois de traite, l’arrivée tardive du froid est venue ralentir cette évolution, répondant à la demande des laiteries de réduire leur collecte au début de la crise sanitaire du Covid-19, au printemps 2020. Pour les éleveurs suivis, le volume de lait livré progresse de +3 % en moyenne pour les élevages conventionnels et +4 % pour les élevages en agriculture biologique.

Malgré un prix du lait nettement plus élevé en production bio, l'écart enregistré au niveau de la marge brute par brebis est limité. Cela s'explique par une meilleure productivité des brebis pour les élevages conventionnels, associée à une plus forte autonomie fourragère et à des charges d'alimentation directe plus faibles.

Concernant les résultats d'exploitation, le produit brut est relativement stable, mais les charges continuent de progresser malgré le léger repli du coût des moyens de production comme en témoigne la légère baisse de l'Ipampa (-0,8 %). Si cette évolution est très modérée pour les élevages en conventionnel, elle est importante pour les bio qui enregistrent un recul de 20 % de l’EBE. Au final, le résultat disponible par UMO exploitant se situe entre 32 et 35 000 €, soit 21 à 22 % du produit brut.

Si le coût de production est stable pour les élevages en production conventionnelle, la baisse des produits joints et des aides affectées à l'atelier ovin entraîne une légère diminution de la rémunération du travail, à 1,5 SMIC / UMO exploitant (-4 %). Malgré son niveau élevé, le coût de production enregistré dans les élevages AB est proche du total des produits affectés à l'atelier ; la rémunération du travail permise par les produits est de 2,0 SMIC/UMO exploitant.

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