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Résultats des élevages ovins laitiers, Occitanie - Repères techniques et économiques 2019

Publié le par Emmanuel Morin (Institut de l'Elevage)
Cette synthèse présente les résultats techniques et économiques des exploitations ovines laitières suivies au titre du Socle national INOSYS Réseaux d’élevage et du collectif BioRéférences. La plupart de ces exploitations livrent leur lait dans le cadre de l'AOP Roquefort.

La campagne 2019 a été peu favorable au plan fourrager, avec un printemps 2018 pluvieux, suivi d’un été chaud et sec, qui n’ont pas permis d’avoir des stocks fourragers de bonne qualité. Par la suite, un hiver sec et des gelées tardives ont entraîné un retard de végétation au printemps 2019 et limité les possibilités de pâturage. Autour de 150 000 litres, la production laitière des élevages suivis est stable pour les élevages conventionnels, et en légère progression pour les élevages en agriculture biologique.

Malgré un prix moyen du lait nettement plus élevé en production AB qu’en conventionnel, la marge brute par brebis est légèrement meilleure pour les élevages conventionnels que pour les élevages en bio. Cela s’explique par une plus forte productivité des brebis pour les élevages conventionnels, associée à des charges d’alimentation directes plus faibles.

Pour l’ensemble des éleveurs, la hausse du prix des matières premières reste importante : entre les deux dernières campagnes laitières, l’indice IPAMPA lait de brebis s’accroît de 3,6 %, et atteint un niveau record. Cette évolution explique pour partie l’augmentation des charges opérationnelles et des charges de structure hors amortissements et frais financiers. Compte tenu des investissements réalisés, le montant des annuités progresse également. Au final, le résultat disponible par UMO exploitant diminue de 7 % en élevage conventionnel et de 11 % en bio pour se retrouver autour de 31 000 et 33 000 €.

En conventionnel comme en AB, le coût de production hors travail progresse. En cause, l’évolution des postes mécanisation, bâtiments et aliments achetés. Et malgré une légère progression des produits affectés, la rémunération permise par les produits diminue fortement, pour se retrouver autour de 1,5 SMIC/UMO exploitant pour les élevages conventionnels comme en agriculture biologique.