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[CAPR'INOV 2025] Maladies vectorielles et émergentes : défis, enjeux et impacts

Publié le par Renée de Crémoux (Institut de l'Elevage), Virginie Hervé-Quartier (Institut de l'Elevage), Valérie David (Institut de l'Elevage), Marion Ripoche (OMACAP - FRGDS Nouvelle-Aquitaine), David Ngwa Mbot (GDS France)
Depuis plusieurs années, de nombreuses maladies émergent, s'étendent ou ressurgissent en relation avec de nombreux facteurs interreliés qu'il s'agissent des changements environnementaux (et notamment climatiques), des activités humaines (en relation notamment avec la mondialisation des échanges) ou de l'évolution des agents pathogènes eux-mêmes (mutations, multiplication) ou de leurs vecteurs éventuels (extension géographique, évolution des périodes d'activité). Ce diaporama propose un panorama d'un ensemble de maladies présentes sur le territoire français ou à ses portes et fait un focus sur la Fièvre Catarrhale Ovine et ses impacts

Dans ce large panorama des maladies émergentes, sont d'abord abordées les maladies vectorielles c'est-à-dire transmises par des vecteurs (fréquemment des arthropodes) dont certaines sont zoonotiques (transmissibles à l'Homme comme la fièvre hémorragique de Crimée-Congo ou l'encéphalite à tiques) ou non (comme .la fièvre catarrhale ovine -FCO, la maladie transmise par le virus de Schmallenberg ou la dermatose nodulaire contagieuse).

Plusieurs maladies soumises réglementairement à des plans d'urgence pour éradication immédiate s'étendent en Europe dont plusieurs pouvant avoir des impacts majeurs pour les filières de petits ruminants. C'est notamment le cas de la peste des petits ruminants, de la clavelée ovine ou de la variole caprine.

Un focus a été réalisé sur la FCO. Plusieurs sérotypes de cette maladie sont connus dont trois présents en France : sérotype 8 (BTV8) depuis 2015, sérotype 4 (BTV4) depuis 2017 et sérotype 3 (BTV3) depuis août 2024. L'intensité de l'infection est moindre chez les caprins comparativement aux bovins et plus encore aux ovins. Pour autant, ses impacts ne sont pas forcément négligeables selon les sérotypes, les élevages et les individus. Ils demandent à être objectivés. Une première étude a été réalisée en ce sens en s'appuyant sur des données indirectes (évolution de la production laitière, mortalité, etc). Les résultats obtenus permettent de formuler quelques hypothèses et de suggérer des pistes d'investigation pour aller plus loin.