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Etude d’évaluation des pertes indirectes en cas de prédation

Publié le
stage Conseil en élevage Elevage des jeunes Reproduction Pastoralisme

Eléments de contexte


La prédation en France par les grands prédateurs (loup / ours / lynx) entraîne de nombreux dégâts dans les élevages de ruminants (plus de 12 000 victimes indemnisées en 2020).


L’Etat a mis en place des systèmes d’indemnisation pour pertes directes (coûts des animaux prédatés) auquel vient s’ajouter un système d’indemnisation pour pertes indirectes.


L’évaluation des pertes sur les troupeaux d’animaux domestiques est un sujet récurrent d’interrogation qui se heurte à la difficulté d’apprécier objectivement les impacts économiques de la prédation sur la production des troupeaux. Outre les effets directs de la prédation (coût des animaux prédatés), il est en effet admis que la prédation peut entraîner des effets en termes de stress des animaux et avoir des conséquences sur leur potentiel reproducteur et de production. Ces effets varient principalement en fonction du type de production, de la taille des troupeaux, du stade physiologique des animaux et de la pression de prédation (intensité et fréquence). Au cours des dernières années, il n’a pas été possible d’objectiver de telles conséquences. En outre le sujet est rendu plus complexe quand il s’agit d’évaluer ces pertes quand, après une première phase de prédation sur des troupeaux en voie d’adaptation et de protection à la prédation, il s’agit de dégager objectivement les pertes qui subsistent pour un troupeau correctement protégé après plusieurs années de prédation par rapport à un contexte sans prédateur. À l’heure actuelle, les modalités d’indemnisation se fondent sur un dédommagement forfaitaire par animal composant le troupeau avec une prise en compte de la taille du troupeau et du niveau d’attaques.

L’étude consistera à évaluer le coût :

  • Des pertes de poids ou de moindres gains de poids
  • Des avortements
  • Des pertes de fertilité (liées au stress)
  • Des pertes de production en lait (pour les élevages laitiers) mais aussi pour la croissance des jeunes animaux
  • Du renouvellement plus important des animaux, au détriment du travail de génétique mené par l’éleveur

C’est dans le contexte de cette étude que ce stage s’inscrit.


Objectifs du stage :


Venir en appui du chef de projet pour mener à bien l’étude.
Le stagiaire devra :

  • Réaliser un travail d’enquêtes qualitatives auprès d’éleveurs: élaboration d’un questionnaire, enquêtes sur le terrain : évaluation de performances technico-économiques d’élevages dans différents contexte de prédation et pertes occasionnées par la prédation 
  • Participation à la valorisation de bases de données
  • Appui à la réalisation d’un travail de modélisation sur cas-type

Profil recherché


Ingénieur agri/agro ou master avec une spécialisation en productions animales.

  • Autonomie, rigueur et organisation dans le travail
  • Bonnes capacités d’analyse et de synthèse


Intérêt pour :

  • Connaissances des systèmes d’élevages
  • Connaissances du contexte de la prédation en France
  • Bonnes aptitudes à la communication écrite et orale
  • Maîtrise des outils bureautiques
  • Permis B et véhicule indispensable

Gratification / rémunération

  • Gratification : 591,51€ / mois (brut) à partir de 3 mois de stage
  • Forfait repas journalier : 4,95€ / repas (brut)
  • Frais de transport domicile / travail selon règlementation en vigueur
  • Frais de déplacements remboursés selon les barèmes de l’Institut de l'Elevage