Retour

[Valcabri] Bâtiments, équipements et aspects sanitaires

Résultats des enquêtes qualitatives en élevage réalisées dans le cadre du projet ValCabri

Publié le par Nicole Bossis (Institut de l'Elevage), Laurence Tiphine (Institut de l'Elevage)
Caprin
Menées auprès de 60 éleveurs en 2019, ces enquêtes avaient pour objectif de mieux cerner le profil des éleveurs ayant choisi d’engraisser des chevreaux à la ferme, ainsi que leurs pratiques.

Un bâtiment dédié à l’engraissement dans un élevage sur deux

La moitié des élevages engraissant des chevreaux dispose d’un bâtiment dédié à cet usage ; ces élevages engraissent en moyenne 210 chevreaux. Les élevages qui n’ont pas de bâtiment spécifique engraissent, quant à eux, 60 chevreaux en moyenne.

La litière des chevreaux est constituée le plus souvent de paille, renouvelée au moins quotidiennement. Quelques éleveurs utilisent des alternatives : granulés de paille ou sciure. Près de 15 % des élevages emploient également de l’asséchant litière.

Les équipements pour distribuer le lait sont divers : louve, multibiberons, seaux ou  bidons équipés de tétines, et même une gouttière (utilisée par un seul éleveur).

Enfin, certains éleveurs ont mis en place des équipements pour simplifier leur travail : chariot électrique, quad pour le transport des chevreaux, pompe électrique pour la reprise du lait du tank, parois plastiques pour faciliter le nettoyage etc.

 

Les aspects sanitaires, un sujet d’inquiétude

Si 35% des éleveurs disent ne pas rencontrer de problèmes sanitaires, et 39 % ne faire aucun traitement, les aspects sanitaires demeurent un sujet d’inquiétude. En effet, un « pépin » sanitaire peut vite augmenter le taux de mortalité, et ainsi mettre à mal la marge de l’atelier.

A peine 15 % des éleveurs  utilisent des antibiotiques si nécessaire. L’argile est utilisée dans 23 % des élevages, et dans une moindre mesure, les huiles essentielles et le vinaigre de cidre.