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Résultats 2016 des élevages BV suivis par Bovins Croissance

Publié le par Aurélie Blachon (C.A. Garonne -Haute- (31)), Léa Lapostolle (Bovins Croissance 71), Bénilde Lomelet (Bovins Croissance Loire Atlantique (44)), Didier Oden (Avenir Conseil Elevage), Christophe Lecomte (France Conseil Elevage), Philippe Dimon (Institut de l'Elevage)
Performances et phénotypes Bovin viande
L'un des principaux leviers pour accroître la rentabilité des élevages allaitants réside dans l’amélioration de la productivité du troupeau. A charges constantes, l’optimisation des performances animales permet d’atteindre cet objectif. En 2016, près de 10 000 élevages bovins viande ont été suivis par les Organismes Bovins Croissance. Leurs données constituent une vraie mine d’informations sur les performances de reproduction, de croissance et même d’abattage des cheptels.

Les résultats moyens de 2016 mettent en avant les 8 principales races françaises. Des données concernant 5 races à petits effectifs complètent cet inventaire. La variabilité reste importante d'un élevage à l'autre. Par exemple, en race Limousine, la productivité globale moyenne se dégrade légèrement depuis 3 ans, passant de 94% à 93%. Mais si 1 élevage sur 4 est en dessous de 87%, à l'inverse, les cheptels les plus performants dé­passent 100,8%. Les performances de reproduction sont relativement stables pour chaque race. Les performances de croissance sont globale­ment meilleures qu'en 2015, à la faveur d'une année fourragère correcte.

 

Le dossier thématique de cette étude s'intéresse à l'influence du taux de renouvellement sur les performances des élevages. L'étude a porté dans un premier temps sur l'analyse par race et à l'échelle de la France, de dif­férents niveaux de renouvellement. Une analyse plus fine a ensuite été conduite, à l'échelle des grandes régions d'élevage telles que définies par L'Institut de Élevage et en regroupant les élevages suivant leur typolo­gie (naisseurs, naisseurs engraisseurs). Il ressort de cette analyse une grande diversité entre races et entre régions des pratiques de renouvelle­ment. Les taux les plus élevés sont généralement synonymes de meilleures performances de productivité (grâce à une gestion plus efficace des vaches improductives). Inversement, cela conduit à un accroisse­ment des difficultés de vêlage et de mortalité, en lien avec le nombre plus important de génisses qui vêlent.

 

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