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Marchés mondiaux produits laitiers - Année 2025 - Perspectives 2026

Publié le par Département économie IDELE - (Institut de l'Elevage)
Marchés Lait et viande Circuits commerciaux Coûts de production Revenu des éleveurs Bovin lait
En 2025, la croissance de la production laitière mondiale s’est accélérée, pour répondre à un signal prix favorable au 1er semestre. Ceci a fait rebondir les fabrications et les échanges, notamment ceux de commodités et de fromages. Sous le poids de l’offre, les prix se sont contractés au second semestre, sans que cela ne freine la production qui maintient sa croissance sur les premiers mois de 2026 dans les principaux bassins exportateurs.

Après trois années de croissance modérée, la production laitière mondiale a accéléré en 2025. Si cette dynamique a une nouvelle fois été soutenue par l’Asie, notamment l’Inde et le Pakistan, la hausse de la production mondiale a aussi été portée par le rebond des productions dans l’ensemble des grands bassins fournisseurs du marché international. Seule exception notable, l’Australie qui a vu l’érosion structurelle de sa production reprendre.

Avec la hausse des disponibilités, les échanges internationaux ont rebondi en 2025, même si les évolutions diffèrent selon les produits. Les échanges d’ingrédients secs ont progressé au cours de 2025. Même constat pour les fromages, dont les échanges ont atteint un nouveau record. Les flux de beurre comme de matières grasses laitières ont également augmenté. Dans un contexte d’offre soutenue, les cours mondiaux des commodités ont été sous pression, particulièrement durant la seconde moitié de 2025. Par ailleurs, après plusieurs années de relative atonie, la Chine, encore fragilisée par la crise économique, a vu ses importations repartir à la hausse en 2025.

Le marché du beurre s’est détendu en 2025 sous l’effet de la hausse des disponibilités. En effet, les fabrications ont fortement augmenté, tout comme les échanges sur le marché mondial. Face à cet afflux d’offre, les cotations se sont repliées, en particulier durant la seconde moitié de l’année.

Du côté des ingrédients secs, le marché est resté moins animé que celui des matières grasses laitières. Les échanges internationaux de poudres ont toutefois enregistré un rebond global. C’est notamment le cas de la poudre maigre et des poudres réengraissées à base de matières grasses végétales. C’est aussi le cas des poudres grasses avec le rebond des achats chinois. Même constat pour les échanges de poudre de lactosérum qui ont poursuivi en 2025 le rebond entamé en 2024 pour approcher le record historique du début des années 2020. Le retour partiel aux achats de la Chine a contribué à cette dynamique.

Une exception toutefois, les échanges de préparations infantiles sont à la baisse en 2025, désormais très inférieurs aux niveaux observés à la fin des années 2010, en raison d’une demande asiatique relativement atone et du développement des productions locales.

Début 2026, la production de lait dans les principaux bassins exportateurs reste orientée à la hausse.

De quoi faire pression sur les prix ? Si la vigueur de l’offre de lait a effectivement pesé sur les prix mondiaux des produits laitiers sur la deuxième moitié de 2025, l’instabilité géopolitique persistante, y compris les tensions impliquant l’Iran, l’Ukraine et d’autres régions, a perturbé les équilibres du marché mondial. Et la demande en protéines laitières soutient les cours, qui ont battu des records aux États-Unis. La croissance de la production dans les bassins exportateurs pourrait ralentir sur la deuxième moitié de 2026, le marché retrouvant ainsi les fondamentaux observés entre 2022 et 2024.

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