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Les spécificités des races à petits effectifs

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Ressources génétiques Bovin lait Bovin viande Ovin lait Ovin viande Caprin Autre filière
Après avoir été menacées de disparaître dans les années 70-80, les races locales à petits effectifs se portent mieux aujourd'hui. Des filières se mettent en place pour valoriser les produits de ces races. La gestion de leurs spécificités devient alors une nécessité: comment transformer en atout ce qui peut paraître comme une contrainte dans des systèmes d'élevage, de transformation ou de commercialisation classiques?

 

Chacune a une histoire qui lui est propre, mais toutes ont souffert des évolutions imposées à l’élevage, au cours du XXème siècle: tout de suite après la seconde guerre mondiale on a appliqué, en France, une politique visant à réduire le nombre de races. Il fallait laisser l’espace libre à seulement quelques races, à effectifs déjà importants, capables d’être sélectionnées efficacement et de répondre aux besoins de l’époque. Il a fallu se spécialiser soit dans le lait, soit dans la viande, et la polyvalence des animaux n’était plus un avantage.

 

On comprend mieux pourquoi plus de la moitié des races françaises sont arrivées à une situation critique dans les années 70, au point que certaines races ne comptaient plus que quelques femelles et un ou deux mâles vivants. Elles ont pu être sauvées de l’extinction grâce à la prise de conscience des collectivités, à la passion des derniers éleveurs et à l’implication constante des organismes techniques et des syndicats d'éleveurs (voir ici pour en savoir plus sur les actions de sauvegarde).

 

Elles doivent maintenant retrouver leur place dans le paysage agricole actuel et reconquérir le cœur du public en mettant en avant leurs productions typiques. Les éleveurs vendent leurs produits sur les marchés ou à la ferme depuis le début des programmes de conservation. Aujourd'hui, en complément, des groupes d'éleveurs se constituent pour valoriser les produits de façon plus collective. La gestion des spécificités des races devient alors une nécessité: comment transformer en atout ce qui peut paraître comme une contrainte dans des systèmes d'élevage, de transformation ou de commercialisation classiques?

 

Au cours du projet VARAPE, de nombreux exemples de réussite ont été rencontrés. La plupart des spécificités ne sont pas des fatalités et peuvent être revalorisées, à condition de trouver des adaptations innovantes ou encore de trouver des partenaires motivés. Néanmoins certains points restent difficiles à surmonter: le manque de femelles disponibles pour installer de nouveaux éleveurs représente le facteur limitant le plus couramment rencontré.