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Les indicateurs de référence « coût de production et prix de revient » pour les gros bovins de type viande

Version actualisée 1er semestre 2022

Publié le par Groupe Economie du Bétail GEB (Institut de l'Elevage), INTERBEV
Coûts de production Revenu des éleveurs Bovin viande
La méthode de calcul des prix de revient des gros bovins (vaches de réforme, génisses, jeunes bovins et broutards) produits en système conventionnel fait l'objet d'un accord interprofessionnel à Interbev depuis mai 2019. Les résultats semestriels sont publiés dans cet article.

Les indicateurs de référence « coût de production et prix de revient » pour les gros bovins de type viande en système conventionnel

Pour les gros bovins de type viande (vaches de réforme, génisses, jeunes bovins et broutards) produits en systèmes conventionnels, un accord interprofessionnel sur la méthode de calcul a été signé sous l’égide d’Interbev.

Lire l'accord interprofessionnel 

 

Il s’appuie sur un échantillon constant de 118 fermes en bovins viande des Réseaux d’élevage INOSYS, naisseurs et naisseurs-engraisseurs de bovins de races charolaises et limousines, sur la période de référence 2014-2016.
En revanche, il n’y a pas eu d’accord Interprofessionnel pour la publication des résultats semestriels de cet échantillon découlant de cette méthode de calcul.


Ces résultats sont obtenus par la mise à jour des charges indicées à travers l’IPAMPA viande bovine (mensuellement), des charges supplétives à travers la valeur du SMIC (à chaque revalorisation), le taux du Livret A (idem) et la valeur du fermage (annuellement), et, côté produit, par l’évolution moyenne des aides de la PAC (annuellement). 


Idele, qui effectue ses calculs, prend donc la responsabilité de la publication de cet indicateur de référence pour les 4 catégories de gros bovins de type viande.


La dernière publication disponible en septembre 2022 est celle concernant le 1er semestre 2022, avec les valeurs monétaires et les évolutions sur 6 mois et sur 1 an :

Conformément à la loi, les acteurs économiques restent libres de retenir les indicateurs économiques de leur choix.

Les indicateurs de référence « coût de production et prix de revient » pour les gros bovins produits en systèmes biologiques

Pour les gros bovins de type viande (vaches de réforme, génisses, bœufs et veaux) produits en systèmes biologiques, la méthodologie validée par Interbev reprend les principes de l’accord interprofessionnel définissant la méthode de calcul en conventionnels. Il existe toutefois des différences notamment au niveau de l’échantillon.

Lire la notice méthodologique 

 

L’échantillon est composé de 124 résultats de fermes spécialisées dans la production de viande bovine biologique, naisseurs et naisseurs engraisseurs de veaux ou/et de bœufs sur la période de référence 2017-2019. Les exploitations sont suivies dans le cadre du dispositif INOSYS Réseaux d’élevage conduites en Agriculture Biologique et du dispositif Bioréférence. 

Ces résultats sont obtenus par la mise à jour des charges indicées à travers l’IPAMPA viande bovine (mensuellement), des charges supplétives à travers la valeur du SMIC (à chaque revalorisation), le taux du Livret A (idem) et la valeur du fermage (annuellement), et, côté produit, par l’évolution moyenne des aides de la PAC (annuellement). A ce jour, il n’y a pas encore d’IPAMPA avec des données spécifiques en AB (comme par exemple les aliments ou semences), l’IPAMPA est retenu pour calculer les évolutions.


Idele, qui effectue ses calculs, prend donc la responsabilité de la publication de cet indicateur de référence pour les 4 catégories de gros bovins de type viande (vaches de réforme, génisses, boeufs et veaux).


La dernière publication disponible en septembre 2022 est celle concernant le 1er semestre 2022, avec les valeurs monétaires et les évolutions sur 6 mois et sur 1 an :

L’indicateurs de référence « surcoût Label Rouge gros bovins »

Le Plan de Filière signé début 2018 au sein d’Interbev préconise le développement jusqu’à 40% de la viande bovine commercialisée en France sous Label Rouge. Un accord interprofessionnel a également été convenu pour sa contractualisation dès 2019.

Consulter le plan de filière


Un groupe de travail au sein de la section bovine d’Interbev a entériné les règles de calcul du surcoût Label Rouge par rapport aux gros bovins produits de façon conventionnelle. Ce surcoût intègre en particulier le coût de la certification obligatoire pour la totalité de l’atelier viande bovine (alors que seule une partie des bovins labellisables sont effectivement commercialisés avec le Label, en fonction des marchés) ainsi que le surcoût du complément protéique garanti NON OGM pour l’alimentation de la totalité de l’atelier viande bovine.

Rappel : hypothèses retenues

  • Passage à une alimentation non OGM sur toute l’exploitation (broutards, JB, troupeau de renouvellement)
  • Des surcoûts identifiés pour les aliments non-OGM grâce à une étude conduite par le CEREOPA, basée sur la prime soja non-OGM (écart entre prix tourteau soja standard et sans OGM à Sète) 
    • Hypothèse initiale 2020 : 80 €/tonne en moyenne
    • 1er semestre 2021 : 160 €/tonne en moyenne
    • 2nd semestre 2021 : 275 €/tonne en moyenne
    • 1er semestre 2022 : 261 €/tonne en moyenne
       
  • Pas de modification de la conduite alimentaire. 

Bien que l’essentiel de l’alimentation des animaux soient constituée de fourrages, la finition implique l’achat de ces compléments au coût élevé.
 

Focus sur le surcoût de l’application des conditions de production communes du Label Rouge - Mise à jour 1er semestre 2022

Sources : étude menée par le CEREOPA et l’IDELE pour le compte d’INTERBEV Bovins, enquête auprès des ODG de FIL Rouge
 

Sources alternatives de protéines non-OGM au tourteau soja

Depuis début 2021, le marché du soja non-OGM s’est tendu. Son impact documenté sur la déforestation dans quelques pays majeurs (Brésil notamment), sa disponibilité et la volatilité de ses cours interrogent. 

⇒ Consulter la note rédigée par M. Le Boulch & al. GEB-IDELE en décembre 2021 qui fait le point sur le marché du soja non-OGM et les alternatives protéiques capables de satisfaire aux cahiers des charges Label Rouge
 

Les chiffres concernant le coût de production ou le prix de revient contenus dans cette publication ne peuvent pas être considérés comme des indicateurs de référence pour la contractualisation calculés par IDELE dans le cadre prévu par la loi EGALIM 2. Pour en savoir plus consultez nos pages Indicateurs de référence pour la contractualisation.