Dossier marché mondial de la viande bovine - Année 2025 - Perspectives 2026
Hausse de la production mondiale et des échanges de viande bovine
La production et les échanges de viande bovine à travers le monde ont encore progressé en 2025. Les trois mastodontes que sont le Brésil, l’Australie et l’Inde ont renforcé leur place sur le marché : ils ont concentré 59% des volumes de viande bovine exportés, contre 46% en 2022. La hausse des volumes produits dans ces trois pays a permis un important bond de leurs exportations, venu alimenter la demande croissante des pays émergents et compenser le recul de production dans certains pays développés (Amérique du Nord, Europe, Corée du Sud). Les écarts de prix croissants ont été un facteur majeur dans l’intensification des flux.
La guerre commerciale lancée par Trump n’a finalement rien bouleversé, pour le marché de la viande tout du moins. Les États-Unis ont tant manqué de viande et les prix intérieurs ont tellement augmenté que les imports ont progressé, avec ou sans droits de douane supplémentaires.
Les ventes vers la Chine, qui a maintenu sa part dans les importations mondiales à 28%, ont continué de croître, en particulier depuis le Brésil. Ceci a contribué à mettre les prix aux producteurs chinois sous pression et à pousser le gouvernement à annoncer, fin 2025, des quotas d’importation avant surtaxe pour l’année 2026.
Les épizooties ont contrarié les échanges en vif. La lucilie bouchère au Mexique a fortement restreint les envois de broutards vers les États-Unis. La FCO, la MHE et la DNC en Europe ont conduit à de nombreuses fermetures de marchés. Le Brésil et l’Uruguay ont profité de l’absence des bovins européens pour s’imposer en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. L’Australie a encore amplifié ses envois vers l’Indonésie. L’intérêt pour le vif dans les pays émergents ne s’est pas démenti. À la différence de l’import de viande, celui de bovins vivants permet de faire fonctionner les filières locales d’engraissement et d’abattage, de garantir un abattage conforme aux rituels locaux, de valoriser localement le cinquième quartier et de s’affranchir davantage des problématiques de chaîne du froid.
En 2026, la production mondiale devrait marquer le pas. Les abattages sont attendus en baisse dans les pays du Mercosur, en Chine, en Australie, en Europe et aux États-Unis. De nombreuses incertitudes demeurent sur les échanges et la demande, entre l’inflation provoquée par la guerre au Moyen-Orient, le blocage du détroit d’Ormuz, les quotas d’importation chinois impactant en particulier les volumes brésiliens ou encore l’interdiction (à date) en Union européenne de la viande brésilienne pour cause d’usage d’antibiotiques facteurs de croissance. Avant même la mise en œuvre de l’accord UE-Mercosur en mai 2026, les imports européens en provenance d’Amérique du Sud avaient bondi en 2025. Qu’en sera-t-il finalement ?
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Les chiffres concernant le coût de production ou le prix de revient contenus dans cette publication ne peuvent pas être considérés comme des indicateurs de référence pour la contractualisation calculés par IDELE dans le cadre prévu par la loi EGALIM 2. Pour en savoir plus consultez nos pages Indicateurs de référence pour la contractualisation.