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[AUTOSYSEL] Analyse des trajectoires d'exploitations bovines allaitantes vers l'autonomie alimentaire

Publié le par Marion Kentzel (Institut de l'Elevage), Patrick Sarzeaud (Institut de l'Elevage), Laurence Echevarria (Institut de l'Elevage), Christèle Pineau (Institut de l'Elevage), Philippe Dimon (Institut de l'Elevage), Philippe Tresch (Institut de l'Elevage), Pierre Mischler (Institut de l'Elevage), Baptiste Buczinski (Institut de l'Elevage)
Alimentation - Abreuvement Bovin viande
Le projet Autosysel (Autonomie alimentaire et protéiques des systèmes d'élevage) est un programme de l’Institut de l’Élevage bénéficiant d’un soutien de la CNE. L’un des principaux axes de travail du projet est l’étude de systèmes d’élevage visant une forte autonomie alimentaire et protéique grâce à un réseau thématique de 105 fermes de références intégré au dispositif INOSYS-Réseaux d’élevage, copiloté par l’Institut de l’Élevage et les Chambres d’agriculture.

L’autonomie alimentaire est au cœur des préoccupations des éleveurs. 30 éleveurs de bovins allaitants engagés pour l’autonomie participent au réseau thématique « Autosysel » (Autonomie des systèmes d’élevage - programme de l’Institut de l’Élevage bénéficiant du soutien financier de la CNE).

 

Cette première année a permis de recueillir leurs résultats techniques et économiques, mais aussi leurs motivations à gagner en autonomie, leurs trajectoires et les moyens qu’ils ont mis en œuvre.

 

L’argument économique est la principale source de motivation, avec une volonté de produire économe, soit pour gagner en rentabilité dans un contexte de prix de la viande contraint, soit pour gagner en efficience d’utilisation des ressources de l’exploitation (productivité).

 

Deux types de leviers sont utilisés :

 

  • Ceux qui concernent le système fourrager et la production fourragère, avec une attention particulière à la gestion de l’herbe. Les modifications qui portent sur le système fourrager visent d’abord à le sécuriser (ne pas acheter de fourrages) puis à améliorer la qualité des fourrages produits sur l’exploitation afin de réduire les besoins de complémentation dans les rations, et donc le recours aux concentrés
  • Ceux qui concernent la conduite du troupeau avec toutes les adaptations possibles et/ou nécessaires pour mettre en lien les besoins des animaux avec la ressource végétale de l’exploitation

 

Sans dégrader les niveaux de productivité en viande, la stratégie de "produire économe" permet de gagner en autonomie alimentaire d’une part, et de baisser les coûts opérationnels (coût Cap’Eco) d’autre part pour ainsi dégager des marges brutes supérieures en moyenne à celles des éleveurs de l’observatoire national Inosys-Réseaux d’élevage.

 

 

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Les chiffres concernant le coût de production ou le prix de revient contenus dans cette publication ne peuvent pas être considérés comme des indicateurs de référence pour la contractualisation calculés par IDELE dans le cadre prévu par la loi EGALIM 2. Pour en savoir plus consultez nos pages Indicateurs de référence pour la contractualisation.