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2013 : L'année économique viande bovine. Perspectives 2014 (442-Janvier 2014)

Un nouveau cycle

Publié le par Groupe Economie du Bétail GEB (Institut de l'Elevage), Julien Belvèze, Christèle Pineau (Institut de l'Elevage), Benoît Rubin (Institut de l'Elevage)
Marchés Lait et viande Bovin viande
Ceci est un dossier totalement repensé : plus concis, plus illustré et, nous l’espérons, plus utile pour l’ensemble des acteurs de la filière française. Pour la première fois, vous y trouverez les évolutions des résultats économiques des exploitations bovines, tirés des Réseaux d’élevage. Ils illustrent les difficultés de ces exploitations en 2013. Ils illustrent également les grandes disparités entre les systèmes, mais aussi entre exploitations à système identique.

Un nouveau cycle : la production repart à la hausse

 

2013 a marqué la fin du cycle de décapitalisation engagé fin 2010 pour le cheptel allaitant français. Il est revenu en décembre à son niveau de fin 2012. Avec l’augmentation du cheptel laitier, 2014 débute avec un potentiel de production renforcé. Ce mouvement explique la production exceptionnellement basse de 2013, et la hausse des prix à la production jusqu’à l’été. Ces prix ont ensuite été affectés par le ralentissement de la demande et par la concurrence européenne. En moyenne, le prix moyen pondéré des gros bovins français a progressé de 8% en 2013, tandis que le prix des broutards mâles a reculé. Pourtant les disponibilités de broutards ont été bien moindres, avec un recul des naissances de 3,4%.

 

Fin de cycle aussi pour les charges, on peut l’espérer. Pour la première fois après 3 ans ½ de hausse ininterrompue, l’indice IPAMPA viande bovine a reflué à partir du printemps.

 

Le nouveau cycle qui s’ouvre est pavé d’incertitudes. Certes, le couplage des primes bovines a été confirmé, mais le niveau des aides risque d’être en baisse pour de nombreux éleveurs. La sortie de crise économique se profile enfin en UE. Mais va-t-elle suffire pour relancer la consommation ? La PAC incitera-t-elle l’engraissement italien à se consolider après un déclin prononcé ? Quelles concessions l’UE va-t-elle consentir à des exportateurs de viande à bas coût (Canada, Etats-Unis, Mercosur…) ? A l’inverse, comment la filière se saisira des nouvelles opportunités d’exportation en Asie et dans le Bassin méditerranéen ?

 

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Les chiffres concernant le coût de production ou le prix de revient contenus dans cette publication ne peuvent pas être considérés comme des indicateurs de référence pour la contractualisation calculés par IDELE dans le cadre prévu par la loi EGALIM 2. Pour en savoir plus consultez nos pages Indicateurs de référence pour la contractualisation.