Sylvopastoralisme avec des vaches allaitantes
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Sécuriser le système fourrager face aux aléas climatiques

Publié le par Jean-Christophe Moreau, Le collectif du projet PraiCos
Bien des aléas peuvent perturber le fonctionnement ou les résultats d’une exploitation d’élevage : on peut citer les variations de prix des produits et des intrants, les perturbations affectant la force de travail (pannes mécaniques, maladies des personnes), les épidémies touchant le cheptel… S’agissant plus précisément de la production fourragère, donc du système fourrager, beaucoup d’éléments extérieurs au système peuvent l’affecter, certains ayant pour origine les aléas climatiques, d’autres les ravageurs des cultures (campagnols, par exemple). Sans mésestimer ces derniers, notre groupe de projet PraiCoS s’est focalisé principalement sur les aléas climatiques, notamment les épisodes de sécheresse.
  • La première étape de la démarche proposée consiste à élaborer avec l’éleveur une représentation commune de l’organisation de la production fourragère de l’exploitation et de son déroulement au fil des saisons, en portant un intérêt particulier aux séquences qui peuvent poser problème et aux solutions habituellement mobilisées pour faire face aux aléas.
  • La deuxième étape va rapprocher ces solutions à un panel de solutions plus vaste, de manière à ouvrir une discussion avec l’éleveur sur les propriétés (avantages, inconvénients, durabilité, etc...) des leviers qu’il mobilise déjà, et ceux qu’il pourrait mobiliser.
  • La troisième étape est un approfondissement de certaines voies de sécurisation, avec la mise au jour de leurs conditions de mise en œuvre, de leur intérêt, des synergies par rapport à d’autres leviers déjà pris en compte, des conséquences sur certaines propriétés du système fourrager comme le coût alimentaire ou l’organisation du travail. On insiste beaucoup sur la durabilité des leviers de sécurisation, en distinguant ceux qui s’inscrivent sur le long terme et permettent d’accroître la résistance ou la résilience du système, et ceux qui sont davantage de l’ordre de l’ajustement tactique, dans le court terme. On n’oublie pas les leviers zootechniques, aux côtés des leviers agronomiques.
  • La quatrième étape a pour objet de décliner clairement ces voies de sécurisation, stratégique ou tactique en un calendrier d’actions ou d’opérations concrètes, qui sera discuté avec l’éleveur compte tenu des caractéristiques de son système. Ce calendrier d’actions pourra inclure la proposition de mise en œuvre d’une autre des Cinq démarches de conseil de PraiCoS, notamment de celle qui permet de traiter la reconfiguration globale du système fourrager. Cette étape se conclut par la rédaction d’un compte-rendu (5ème étape).
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