Si ce message ne s'affiche pas correctement, consultez la version en ligne

Bandeau PIRINNOVI
Pirinnovi newsletter novembre 2018  |  jeudi 15 novembre 2018

PIRINNOVI:

Au programme de cette newsletter : un article approfondi sur la question de la fertilité après insémination artificielle, les avancées de l'action 3 (Approche technico-économique et sociale de l'élevage ovin des Pyrénées), un retour sur la forte participation des partenaires PIRINNOVI à différents évènements et, comme toujours, la découverte d'une race locale pyrénéenne !

Bonne lecture !

 

 

Suivez toutes les actualités de PIRINNOVI sur le web, Facebook et twitter !


   

 

Le CDEO travaille sur la fertilité après insémination en élevage ovin laitier

Démarche diagnostique lors de faible taux de fertilité après insémination animale (IA) en élevage ovin laitier

Dans les schémas de sélection, l’insémination animale permet, à titre collectif, d’obtenir une évaluation génétique des individus de manière plus fiable en mesurant les effets élevages par les filles des mêmes béliers dans différents élevages de brebis. A titre individuel, pour chaque éleveur, l’insémination animale permet d’optimiser le niveau génétique de son cheptel par la création d’agnelles de renouvellement nées des meilleurs reproducteurs... Voir le détail

___________________________________________
L’action 3 avance à grands pas !

Côté Espagne, un nouveau focus group a été animé par Luis Pardos (Universidad Zaragoza) et Belén Lahoz (CITA) le 21 septembre dernier lors de la foire FEMOGA (Feria Industrial, Agrícola y Ganaderos de Los Monegros), pour discuter de la situation actuelle et future de l’élevage ovin avec des responsables politiques de la région.

 

Il s’en est suivi une présentation de Luis Pardos pour la journée « L’élevage ovin du XXIème siècle, amélioration génétique, économique et sanitaire » s’appuyant notamment sur les résultats des focus groups de 2017 et des enquêtes sur la durabilité technico-économique et sociale des exploitations ovines du territoire Aragonais réalisés dans le cadre de PIRINNOVI.

 

Côté français : 3 nouveaux focus groups, dans les trois grandes régions des Pyrénées

 

Dans les Pyrénées Orientales, il s’agissait d’une deuxième rencontre avec un groupe d’éleveurs  souhaitant traiter la question de l’autonomie alimentaire. Pour cette rencontre, le groupe technique avait préparé les simulations de 4 scénarios d’évolution permettant d’améliorer l’autonomie alimentaire, avec le croisement de plusieurs stratégies : l’une plus pastorale, permettant d’économiser le fourrage distribué, l’autre plus fourragère, profitant de la reconquête de territoires en friches pour viser une production fourragère plus importante. En parallèle, deux autres stratégies étaient testées : la première conservait une taille d’exploitation inchangée, la deuxième faisait augmeter la taille du troupeau et la main d’œuvre. Ces simulations ont été soumises au groupe d’éleveurs qui les a validées et a demandé une troisième rencontre pour une simulation concrète sur exploitation.

 

Dans les Pyrénées-Atlantiques et dans les Pyrénées Centrales il s’agissait de la première rencontre avec les éleveurs visant à faire émerger les points forts et les axes technico-économiques à travailler pour rendre des productions ovines étudiées plus durables. Malgré le fait que les deux focus groups ne traitaient pas la même filière (ovine laitière dans les Pyrénées-Atlantiques et ovine allaitante dans les Pyrénées Centrales), des problématiques similaires ont été abordées par les deux groupes : une concurrence face à d’autres bassins de production jouant sur le prix des produits, une forte dépendance aux aides de la PAC, une charge de travail importante et un manque de main d’œuvre qualifiée, des attentes sociétales fortes qui évoluent, et enfin, la nécessité de rendre l’élevage ovin moins pénible et plus attractif.

___________________________________________
Retour sur les activités de communication PIRINNOVI de ces derniers mois

Jornada Interreg INIA - Feria Salamanca | Journée sur les projets INTERREG INIA - Foire de Salamanque

El 4 de septiembre, Malena Serrano, investigadora del INIA, presentó resultados del proyecto PIRINNOVI en la reunión de proyectos INTERREG, organizada por INIA junto a la Diputación de Salamanca y el INIAV (Instituto Nacional de Investigação Agrária e Veterinária de Portugal), en el marco de la feria 2018 de ganado y maquinaria de Salamanca | Le 4 septembre dernier, Malena Serrano, chercheuse à l’INIA, a présenté des résultats du projet... Voir le détail

PIRINNOVI aux Pyrénéennes le 14 septembre 2018 ! ¡PIRINNOVI en Les Pyrénéennes el 14 de septiembre de 2018!

Le 14 septembre 2018, dans le cadre des journées Les Pyrénéennes 2018 à Saint Gaudens, l’Association des Chambres d’Agriculture des Pyrénées (ACAP) a organisé une demi-journée dédiée au projet PIRINNOVI et à la réforme de la PAC. | El 14 de septiembre de 2018, en el marco de las jornadas Les Pyrénéennes 2018 en Saint-Gaudens, l’Association des Chambres d’Agriculture des Pyrénées (ACAP) organizó una jornada PIRINNOVI. Voir le détail

Dos comunicaciones PIRINNOVI reciben el primer y segundo premio del congreso SEOC 2018 | Deux communications PIRINNOVI obtiennent le premier et second prix au congrès SEOC 2018 !

El 19 y 20 de septiembre de 2018, varios socios del proyecto PIRINNOVI participaron en el Congreso de la Sociedad Española de Ovinotecnia y Caprinotecnia (SEOC). |Les 19 et 20 septembre 2018 les partenaires espagnols du projet PIRINNOVI ont participé au Congrès Sociedad Española de Ovinotecnia y Caprinotecnia (SEOC) à Saragosse. Voir le détail

___________________________________________
Conserver les races locales, un enjeu d'actualité !

Belén Lahoz (CITA) et José Luis Alabart (CITA) décrivent une partie des travaux menés dans PIRINNOVI et au CITA pour conserver et améliorer les races ovines locales des Pyrénées dans une vidéo du rpogramme télévisé "En ruta con la ciencia" sur le thème de la conservation des espèces.

Ils interviennent en troisième partie, de la minute 14 à la minute 23. La vidéo n'est malheureusement pas sous-titrée mais nous vous souhaitons un bon visionnage !

alacarta.aragontelevision.es/programas/en-ruta-con-la-ciencia/cap-101-conservando-especies-20092018-0001/

La brebis Maellana lutte pour sa survie

 

 

La brebis Maellana est une race locale en danger d'extinction qui doit son nom à la région de Maella. Elle a été récemment reconnue comme race productrice de Ternasco de Aragón, grâce à la promotion faite par l'association d'éleveurs ARAMA (Asociación de Ganaderos de la Raza Maellana). Il existe 14 élevages de cette race de plus de 7000 têtes. Plus de 90% de ces animaux sont élevés en Aragon. Son fond génétique, son adaptation aux conditions de milieux et sa bonne aptitude à la production de viande sont des raisons plus que suffisantes pour travailler pour sa conservation.

 

L'éleveur et président de l'association ARAMA, José Cases Lorente, a dédié sa vie aux brebis de race Maellana. "J'ai passé plus de 20 ans à élever cette race ovine et elle m'a toujours plu ; c'est une grande brebis qui permet une bonne production avec des agneaux doubles, même si elle a de gros besoins alimentaires puisqu'elle est plus grosse que d'autres races comme la Rasa Aragonesa ou la Ojinegra"

 

L'éleveur et président de ARAMA, José Cases Lorente, avec son troupeau de race Maellana à Alcañiz (Teruel).

 

Son élevage de 900 brebis Maellanas, et de quelques brebis Montañesas, pâture les prairies d'Alcañiz, une municipalité turolense dans la région administrative de Bajo Aragón. "Je lâche les animaux tous les jours ; les brebis passent minimum 10 heures dans la montagne." Ce faisant, c'est "un travail de nettoyage des prairies et des bois indispensable pour la prévention des incendies" qui est réalisé. Pour José, c'est un motif de plus pour que les politiques soutiennent les races locales. En général elles sont conduites de manière extensive et jouent un rôle essentiel pour la préservation de l'environnement.

 

La production de Ternasco de Aragon

 

Troupeau de race Maellana.

 

Le principal produit de la race Maellana est la viande. L'année dernière, les races ovines Maellana et Ansotana ont été reconnues officiellement par l'Union Européenne comme races productrices de Ternasco de Aragón, sous le signe de qualité Indication Géographique Protégée (IGP).

En effet, le système de production des races Maellana et Ansotana est identique à celui des races déjà reconnues comme productrices de Ternasco de Aragón : Rasa Aragonesa, Ojinegra de Teruel et Roya Bilbilitana.

 

Comment reconnaître la Maellana ?

 

La race Maellana est une race en danger d'extinction qui a longtemps été considérée comme un rameau de la race Rasa Aragonesa, race prédominante en Aragon.

Bien que leur origine soit commune, de nombreuses études ont montré les différences morphologiques et génétiques entre ces deux races, et à partir de 1997, la Maellana a été considérée comme une race indépendante.

 

Sa répartition géographique se concentre dans les provinces de Saragosse, Teruel et Tarragona, dans les régions administratives de Bajo Aragón, Bajo Aragón-Caspe, Matarraña et de a Terra Alta. C'est la municipalité Maella qui a donné son nom à la race. En effet, c'est dans cette région que, traditionnellement, la race était élevée et commercialisée.

 

Le profil ultra convexe de la brebis Maellana.

 

Sa caractéristique la plus notable est sa tête, grosse et sans laine, avec un chanfrein ultra convexe. Elle possède un long cou avec très souvent des pendeloques. Sa toison est très réduite, ce qui la distingue des autres races ovines : elle possède peu de laine surtout au niveau de la tête, du cou, du ventre et des membres. Enfin, la brebis Maellana est de grande taille avec des membres forts. La femelle, comme le mâle, ne possède pas de cornes.

 

Il faut souligner que c'est une race tout à fait adaptée au pastoralisme des zones arbustives de la région de part son caractère brouteur. En effet, elle se nourrit d'espèces végétales très diverses, plus que d'autres races locales telles que la Rasa Aragonesa ou la Ojinegra. De plus, elle supporte très bien les changements de climat : tant les chaleurs extrêmes de l'été que les fortes baisses de températures en hiver, ou que les longues périodes de brouillard.

 

Un travail de réhabilitation de la race, mené par l'association d'éleveurs de race Maellana, ARAMA.

 

Les éleveurs du Bajo Aragon historique commencèrent à défendre la race en créant l'association ARAMA. L'objectif était de conserver et améliorer la pureté de la race tout en maintenant sa bonne adaptation au milieu et en

améliorant ses caractéristiques productrices. En 1997 la race fut ajoutée à la liste officielle des races d'Espagne, au sein du groupe de Races Locales sous protection spéciale. En 2001 le livre généalogique de la race fut créé.

Aujourd'hui (2018), selon les données d'ARAMA, 14 élevages et 7050 animaux sont inscrits au livre généalogique, dont 91% en Aragon et le reste en Catalogne. Les troupeaux pâturent dans les villages de Maella, Caspe, Alcañiz, Fabara, Valdetormo et Arnes. Trois des éleveurs sont adhérents à la coopérative Oviaragon (Upra Grupo Pastores).

 

Dans les yeux des races locales : le projet Bestiarium

 

Il existe des initiatives pour soutenir les races locales, telles que le projet Bestiarium qui donne un visage aux races locales. Et qu'elle est belle la brebis Maellana !

 

Photographie de la race Maellana dans le projet Bestiarium ©José Barea

 

Bestiarium est un projet photographique de José Barea, qui nous confronte au regard des animaux pour rendre compte de l'importance de conserver notre patrimoine rural. Cette exposition impressionnante a parcouru une bonne partie de l'Espagne. Sa prochaine halte sera le Musée des Sciences de Valladolid, du 10 octobre au 24 mars. Parmi les photos de José Barea, vous trouverez aussi un magnifique portrait de la race Ansotana, ainsi que des photos d'autres espèces telles que les vaches, les chevaux, les chiens, etc.

 

Pour toutes ces raisons, n'êtes-vous pas d'accord que cela vaut la peine de lutter pour la conservation des races locales ?

 

Un article de l'UPRA Grupo Pastores, retrouvez sa version originale ici

Nous contacter Se désabonner Flux RSS